Création d’une forêt comestible à Montpellier – Lattes

La Forêt Lattoise est une association œuvrant à la création d'une forêt comestible au sein de l'agglomération de Montpellier depuis avril 2018. Plus d'une centaine d'arbres et arbustes fruitiers ont déjà été plantés en automne 2018 par une quarantaine de personnes et l'automne 2019 sera marqué par près de 150 nouvelles plantations.
foret-latte2
Image fournie par l'auteur

L’association de La Forêt Lattoise est issue d’un collectif d’une vingtaine de personnes souhaitant créer un espace d’abondance à proximité immédiate de la ville.

Tout en expérimentant des outils de démocratie participative, les membres de l’association participent à la création d’une forêt comestible de plus de 5.000m². A savoir un écosystème autonome presque aussi dense qu’une « vraie » forêt mais composé essentiellement d’arbres et plantes comestibles et / ou médicinales.

Actions déjà réalisées :

mare
Image fournie par l'auteur

Le projet a vu le jour en avril 2018 et depuis cette date, de nombreux travaux ont déjà été accomplis pour redonner vie à une friche de plus de 30 ans.

Deux bassins aquatiques de 10 et 15m³ font déjà la joie des enfants et des animaux avoisinants. L’un d’eux possède une pompe solaire tandis que l’autre n’est filtré que par les plantes.

Plus de 60 arbres fruitiers et 40 arbustes ont été plantés l’an dernier, le 25 novembre à la Sainte Catherine, avec un taux de réussite de près de 100% malgré un arrosage limité (20 litres tous les 15 jours en été).

Le terrain est entièrement autonome en eau grâce à une pompe solaire et l’arrosage se fait par gravité via des cuves reliées entre elles et placées à 2m du sol.

Plus de 500m² sont également utilisés par les membres du projet pour cultiver un potager en suivant les préceptes de la permaculture et de l’agro-foresterie.

foret-latte
Image fournie par l'auteur

Actions en cours :

Les principales actions actuellement en cours concernent la mise en place d’un petit poulailler d’une dizaine de poules, d’une cuisine auto-gérée (rockets-stove) et la préparation de la plantation de plus de 150 arbres et arbustes pour la prochaine Sainte Catherine.

Un appel à don est actuellement en cours pour financer l’achat de plants aux Journées de l’Arbre, de la Plante et du Fruit à Saint Jean du Gard (23 & 24 novembre 2019).

foret-latte4.jpg
Image fournie par l'auteur

Actions à venir :

La proximité du terrain avec la ville en fait un lieu à privilégier pour permettre la découverte du concept de forêt comestible, de la permaculture, des low-tech, de la démocratie participative et de tout ce qui gravite autour.

Il est prévu de rendre ce lieu ouvert à tous, notamment pour y animer des conférences-débats et des formations sur ces différents sujets tout en faisant la promotion de la gratuité et du prix libre.

foret-latte3
Image fournie par l'auteur

Une contribution :

Il existe plusieurs manières de contribuer à la création de ce lieu d’abondance et de gratuité.

  • La première et la plus simple est déjà de faire un don permettant de financer les achats en prévision pour les plantations de fin novembre. Le financement se fait via le lien suivant.
  • La seconde est de participer aux plantations le dimanche 24 novembre.
  • La troisième est de prendre contact avec le collectif pour le soutenir ou le rejoindre et ainsi participer au développement de cette forêt. Pour cela, il suffit de contacter Christophe Feltz au 06.60.17.25.11 ou d’envoyer un message via la page Facebook.

Que vous ayez des compétences en phyto-sociologie, en permaculture, en démocratie participative, en relation humaine ou tout simplement si vous avez envie de rejoindre un groupe jeune et dynamique souhaitant participer à cette belle expérience, alors vous êtes les bienvenus.

foret-latte5
Image fournie par l'auteur

9 commentaires

    1. Bonjour,
      Je viens de prendre connaissance de votre projet et je peux éventuellement vous offrir huit Pacaniers actuellement en pots pouvant être plantés au printemps. Ce sont des arbres issus de semis ayant 40 cm de hauteur.

  1. Difficile de répondre à une telle question car il y a énormément de paramètres qui peuvent tout changer.
    Les plantes et les arbres sont-ils achetés ou produit directement sur place (en pépinière ou en semi direct).
    Le prix du terrain dépend de la région.
    Le système d’irrigation peut aussi être une grosse source de dépense.
    Les gros travaux s’il y en a, sont-il faisable à la main ou faut-il utiliser un engin. En ce qui nous concerne on a la chance d’avoir un voisin qui nous aide à faire les trous des plantations avec sa mini-pelle, ce qui n’est pas négligeable.

  2. Bonjour,
    Les arbres et plantes sont-elles indigènes ou rapportées ? Les espèces anciennes ou nouvelles ? Utiliser des plantes sauvages ou cultivées depuis longtemps me semble important, non ?
    Dans les forêts, tous les arbres on des propriétés médicinales de même que toutes les plantes. Je suis en Île de France, et aux niveaux des arbres et arbustes on peut manger les fruits de : pommier sauvage, aubépine, prunellier, sureau noir, épine-vinette, cornouiller mâle, alisier torminal, noisetier, néflier, poirier sauvage, châtaigner, genévrier commun, hêtre, etc. ; les feuilles des tilleuls, érable plane, etc. ; les sèves des bouleaux, etc.
    On utilise en phytothérapie les bourgeons ou jeunes pousses des : aulne glutineux, charme commun, chênes, cornouiller sanguin, érable champêtre, frêne, houx, marronnier, noyer commun, orme champêtre, peuplier noir, platane, etc. On se sert aussi de feuilles, écorces, fleurs, etc.
    Ce ne sont que quelques exemples.
    Dans toutes les forêts où je me promène, j’ai l’impression de marcher au milieux de plantes comestibles et médicinales.

    1. Bonjour,
      Concernant les arbres, nous avons déjà quelques pionniers (frênes et charmes) que nous conservons. Nous en plantons également d’autres comme l’arbre de Judée.
      Nous plantons également des fixateurs d’azote qui supportent très bien leur transplantation (scions d’un an) tel que des éléagnus et féviers d’Amérique.
      Nous avons un ancien pommier sauvage mais ses pommes ne sont pas terrible, on va sans doute le greffer à terme. Des aubépines sont également déjà en place ainsi que de nombreux prunelliers (qui serviront pour certains de porte-greffe à priori).
      Et parmi les ajouts, nous avons pas mal d’espèces locale (tilleuil, cornouiller, noisetier, néflier, etc…). Mais aussi des espèces plus classique comme l’abricotier, le cerisier ou le Noyer.
      Il est vrai que les forêts classiques sont rempli de merveille pour le connaisseur et par la création d’une forêt « comestible », avec des essences plus connu, je pense que c’est une bonne approche pour réaliser ce que vous dites :-).

    1. Merci, je suis en train de mettre en place un outil informatique permettant d’aider à la mise en place de ce genre de projet, j’en parlerais sans doute sur Tela-Botanica lorsqu’il sera plus avancé.

  3. Désolé de mettre une note négative mais j’ai des doutes quant à rendre un fruitier public : j’ai été enfant et en ce temps, j’ai participé au saccage de fruitiers qui étaient accessibles aux chenapans : avec arrachage de branches, gloutonnerie au point de manger les fruits verts, etc…
    Ceci dit, j’ai 60 ans et mes enfants n’ont pas saccagé un cerisier public qui est dans mon village d’adoption… mais ils allaient se servir souvent de fruits pas mûrs.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *