« Les tannins des plantes, de l’écologie à la santé », une conférence à revoir en ligne

L'Espace des sciences propose de revoir en ligne la conférence "Les tannins des plantes, de l’écologie à la santé" à découvrir avec Marc-André Selosse, professeur au Muséum national d’Histoire naturelle à Paris.

"Les tannins des plantes, de l’écologie à la santé" avec Marc-André Selosse

Présentation de la conférence sur Espace des sciences :

« À la découverte d’une des plus grandes familles de molécules, méconnue mais quotidiennement sous vos yeux.

Les tannins sont vitaux pour les plantes : défense contre les agresseurs, protection de stress variés, communication avec des animaux… Arrivés dans les sols à la chute des feuilles, ils y décident de la vie microbienne et de la fertilité.

Colorés ou odorants, les plantes s’en servent pour communiquer avec les animaux pollinisateurs. Ils s’accumulent dans les feuilles vieillissantes, on leur doit nos automnes colorés.

Non contente de façonner nos écosystèmes, cette « boîte à outil » des végétaux sert aussi à l’Homme : matériaux, épices, médicaments, boissons… »

Ou voir la conférence sur le site de l’Espace des sciences .

7 commentaires

  1. La conférence est globalement agréable à suivre, bien animée, documentée. Au niveau pédagogique, il y a toutefois un aspect que je trouve souvent gênant. C’est le passage brutal entre l’échelle des organes des plantes (ex. fleurs, feuilles) et des notions de cytologie (en particulier chimie des vacuoles) : il manque l’étape des tissus et en même temps de leur diversité (tous les tissus n’ont pas les mêmes quantités de tannins ou les mêmes vacuoles au sein d’un organe) ; autrement dit, il y a un manque de lien entre des notions de sens commun, les différents tissus et la chimie. Par exemple, pour les tubercules d’oignons rouges, il ne me semble que la coloration spécifique de l’épiderme par rapport aux autres tissus soit relevée ou expliquée. De même dans les feuilles d’arbres qui meurent, les différences de couleur vont a priori concerner différemment les différents tissus et leurs fonctions ; l’auditeur peut croire qu’il n’y a qu’un type de tissu dans une feuille, aussi il ne peut faire les liens utiles quand on lui présente certaines cellules vues au microscope sans savoir comment elles se situent parmi les différents types cellulaires.

    1. Voici une remarque supplémentaire après discussion avec certaines personnes. La constatation me semblait tellement évidente que je ne l’avais pas écrite. La pédagogie d’une discipline scientifique commence habituellement par au moins quelques mots d’histoire de la science du sujet ; c’est une lacune conséquente (risque avec l’impression de dogmatisme pour un auditeur non averti).

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