Pollinisation du mirabellier

Un telabotaniste vous partage ses observations sur cet arbre printanier et lumineux.

Description 

C’est un arbre fruitier qui mesure de 4 à 8 mètres.

Famille
Rosacées

Nom scientifique
Prunus domestica mirabella

Tronc
L’écorce est lisse  et peu fissurée de couleur brune.

Feuilles
Elles sont vertes, caduques , glabres (lisses et sans poils), pointues à l’extrémité et dentelées.

Fleurs 

Elles sont blanches, petites ,portées par un pédoncule pelucheux, simples et en bouquet.Les pétales sont presque ronds ou elliptiques.

Organes reproducteurs 

Type d’inflorescence : corymbe
Répartition des sexes : hermaphrodite
Type de pollinisation : entomogame
Période de floraison : mars,avril

Fruit
Ovaire : infère

Jeunes fruits
Grosse drupe jaune orangé  .
Dissémination : endozoochore

Habitat
Plantation en haies ou isolée

Propriétés
La floraison printanière de cet arbuste attire les insectes pollinisateurs et particulièrement l’abeille mellifère. C’est un bourdonnement à peine audible que l’on peut entendre au-dessus de nos têtes.

Observations

1 – La pollinisation

L’attirance est mesurée, j’ai constaté que toutes les fleurs ouvertes déclenchaient ,soit des visites approfondies avec parcours à l’intérieur de la corolle ,soit  des passages furtifs sans attirances, comment expliquer ces phénomènes ?

Au plan énergétique, l’insecte doit repérer rapidement la fleur riche en nectar et pollen et s’éloigner de celle qui semble  » pauvre en sucre ou protéine « .

Les capacités innées à reconnaitre la fleur  par son odeur, sa forme et sa couleur aident l’insecte à diminuer son temps de recherche et d’optimiser son prélèvement.Les fleurs survolées traduisent une absence de « butin » car déjà visitées ou la présence de signaux déposés par d’autres insectes .

La fleur est composée, d’une corolle à 5 pétales protégeant les organes mâles , les étamines et l’organe femelle , le pistil.

En observant les abeilles, on s’aperçoit qu’elles cheminent sur ces « pointes végétatives, souples et dociles  » en récoltant  sur leurs poils, les fines particules de pollen, qui seront déposées par contact sur le pistil, une fécondation très efficace avec des fruits garantis.

Quel ballet aérien !

2 – Les bourgeons

Au printemps, la température s’élève ,le soleil nous inonde de ses rayons puissants et fortement lumineux,l’arbre en profite pour se développer en produisant des fleurs et des feuilles.

Le mirabellier offre 2 sortes de bourgeons, les végétatifs qui donnent naissance aux feuilles et les floraux qui donneront naissance aux fleurs.

Les bourgeons floraux s’ouvrent en premier, les fleurs s’épanouissent et la pollinisation par le vent peut débuter car il y a absence de feuilles, elle sera relayée par les insectes .

3 – La fécondation

Une grande quantité de pollen atterrit sur les stigmates mais il existe des identifiants de surface qui vont identifier la compatibilité avec l’espèce et acheminer vers le tube pollinique les prétendants à la fécondation de l’ovule qui deviendra une drupe (fruit indéhiscent à noyau ). La paroi de l’ovaire deviendra la paroi de la drupe.

5 commentaires

  1. Certainement. Je suis apiculteur et à l’observation on voit que sur les fleurs déjà visitées, pa les abeilles, celles qui arrivent ensuite se posent et repartent presqu’imméditament. Sur des fleurs artificielles dans le cietière de mon village j’ai même vu des abeilles se poser sur la fleur synthétique- sans trompée par les apprencces car certaines fleurs sont parfaitement imitées, mais ausitôt elles repartent. La production de nectar n’est pas constante, suivant les espèces elle a lieu le matin ou à midi ou le soir..

  2. Nous avions, dans mon village de naissance dans les Vosges du Nord, une trentaine de mirabelliers, toujours en excellente santé et productifs, sans l’ombre d’un quelconque traitement. Pour ma retraite, je me suis retiré en Normandie (en plein centre de Rouen), et, nostalgique, j’ai planté un mirabellier(Mirabelle de Nancy) dans mon jardin de 345m2. L’arbre pousse très bien, produit, mais… il m’a entraîné dans une lutte permanente contre pucerons verts, pucerons noirs, etc… qui procèdent par attaques-éclairs (= en deux ou trois jours) si bien que les syrphes actives par ailleurs dans le jardin sont inopérantes. Pendant plusieurs, j’ai « laissé faire », le résultat fut une perte de toutes les feuilles, recroquevillées et hébergeant œufs et larves suceuses de sève, ainsi que de toutes les mirabelles en formation. Cette année encore, la floraison fut magnifique, la pollinisation fut complète. Notons en passant que la pollinisation par les abeilles domestiques n’est effectuée que si des ruches se trouvent à proximité; sinon – et c’est mon cas en pleine ville – ce sont les insectes nocturnes, diptères, syrphes et autres, qui s’en chargent (je n’ai pas vu une seule abeille sociale – une petite épine dans la comm concernant les apiculteurs toujours prompts à se déclarer indispensables à notre survie ?). Et voilà que les feuilles se recroquevillent une fois de plus, insectes microscopiques à l’intérieur. Toutes les mirabelles sont formées. Je vais donc choquer mes amis botanistes – je ne suis qu’un amateur agissant la mort dans l’âme – car j’ai tout essayé, pendant 10 ans au moins. J’ai pratiqué un traitement – le plus léger possible, et donc après visite des pollinisateurs – à l’imidachlopride, néonicotinoïde interdit depuis quelques années – ce fut radical: plus un insecte vivant dès le deuxième jour post-traitement, des feuilles saines repoussent. A titre documentaire, l’imidachlopride n’est pas toxique pour les mammifères, et mon jardin héberge (recensement de l’an dernier) 155 plantes spontanées ou subspontanées – je ne fréquente pas les jardineries.

    1. Bonjour, c’est un constat terrible ! l’imidachlopride est de la famille des néonicotinoïdes,et l’on connait la suite ….
      J’ai travaillé pendant quelques années avec les chercheurs du M.N.H.N.(Muséum National d’Histoire Naturelle) pour mettre au point une régulation du frelon asiatique , sélective, sans danger pour l’environnement, sans aucune molécule chimique,mes travaux continuent …
      Les observations sur le mirabellier ont été reproduites sur l’amandier et le cerisier avec le même constat, présence de nectar ou signaux évoqués par les scientifiques.
      Mon petit jardin ,(quelques centaines de m2)abrite plus d’une dizaine d’oiseaux avec une entomofaune dense.
      Les plantes ,cultivées ou non sont religieusement observées, de la fleur à la graine , et c’est avec une immense satisfaction de contempler cette biodiversité , sans traitements!

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