Valorisation de la Flore populaire d’Eugène Rolland (suite) #BotaChezMoi

En ces temps de (re)confinement, je renouvelle mon appel aux télabotanistes désœuvrés, qu'ils soient retraités ou non, pour nous aider à compléter la révision de la Flore populaire, ou d'ailleurs pour mener toute autre tâche pour améliorer Pl@ntUse.

La Flore populaire d’Eugène Rolland, publiée au début du XXe siècle, est un monument d’érudition incontournable pour qui s’intéresse aux noms des plantes dans toute la France. La plupart de ces noms ont aujourd’hui disparu, ou ne subsistent que dans des toponymes, et ce travail ne pourrait plus être refait.

Je l’ai entièrement mise en ligne sur Pl@ntUse dès 2013. Mais comme elle comporte onze tomes, je me suis contenté de copier le texte brut d’OCR avec un formatage minimal. On a ainsi une idée du contenu, mais l’OCR est assez mauvais. Il reste à réviser tous les textes en s’aidant des originaux sur pdf. Ce travail est très long. Grâce au travail patient de Marc Thomson, nous venons de terminer le toilettage du tome 9, après celui du tome 10. Le tome 8 est en cours.

Ces dernières années, un linguiste, Robert Geuljans, s’était déjà attelé à la mise au propre de la bibliographie de Rolland, en cherchant les liens vers les sources qui sont maintenant accessibles sur Internet. Rolland ne pouvait certes pas imaginer ces développements il y a un siècle. En relisant le tome 9, je suis tombé sur une note de Henri Gaidoz, le continuateur de Rolland, qui écrivait en 1912 qu’une donnée devrait être vérifiée. Internet m’a permis de le faire en 2020. Sic transeunt tempora.

Si le maniement de Mediawiki vous rebute, pas de problème. Je suis là pour vous aider pas à pas. Comme ça, vous échapperez à la sinistrose ambiante, et vous participerez à la construction collaborative d’un outil utile à tous. Alors n’hésitez pas, maintenant que vous avez (à nouveau) le temps !

2 commentaires

  1. La sinistrose, en voici un exemple. Un des fils de mon voisin a toujours travaillé aux espaces verts de ma commune. Au décès de son frère, ouvrier pépiniériste qui avait réuni une collection de végétaux ornementaux dans un grand jardin de ville (qui était autrefois un jardin de maraicher professionnel), où il passait deux heures tous les soirs après le boulot pour désherber. Le jardin a été saccagé par des engins de chantiers en plein hiver, les mésanges doivent se trouver un autre refuge en pleine ville. A la place de ce jardin de ville, trois maisons de rapport verront le jour. Les héritiers de mon voisin maraîcher, ses frères et soeurs, ont refusé de vendre à leurs voisins qui voulaient agrandir leurs jardins en conservant les végétaux existants, mais ont recherché des spéculateurs immobiliers qui ont d’abord voulu construire un immeuble avec vue plongeante sur les maisons des petits retraités environnants. Avec tant qu’à faire bidouille sur les règlements d’urbanisme en vigueur afin d’entasser le plus de logements possible et maximiser le rapport. Le plus dégueulasse c’est que le frère de mon voisin va continuer toute sa vie à avoir un super boulot aux espaces verts de la commune. La sinistrose, c’est l’impunité des salauds.

  2. Un saccage à la pelle mécanique, parfaitement légal, d’une collection d’arbres et d’arbustes d’ornement dans un grand jardin de ville de 1700 m2. En plein hiver, avec un impact sur la faune (hérissons) et l’avifaune qui tous ne pourront peut être pas trouver de refuges. La pire option, voulue et validée par des gens qui pour certains ont fait toute leur carrière dans l’aménagement paysager. En totale opposition avec la tradition et la mémoire de leur frère qui était un amateur et un passionné.

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