Utilisation du Neem (Azadirachta indica) en agriculture

Le Neem (ou margousier) est un arbre bien adapté aux sols pauvres et secs. Idéal pour préparer le amender un sol dans un projet agricole ou de reforestation, c'est surtout en tant qu'insecticide naturel qu'il est efficace.

Azadirachta indica, plus connu sous les noms de margousier ou de neem, est un arbre à feuillage caduque originaire d’Inde. Son nom vernaculaire signifie « qui guérit toutes les maladies, tous les maux ; qui donne bonne santé ». D’origine tropicale du sud de l’Himalaya, on le trouve aujourd’hui jusqu’en Afrique sub-saharienne.

Ce que vous allez apprendre

  • Comment reconnaître le margousier ou neem
  • Comment cette espèce est utilisée en agriculture
  • Quelles sont les recettes d’insecticides naturels à base de neem

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Inflorescence d'<i>Azadirachta indica</i>, la margousier qui nous veut du bien
Inflorescence d'Azadirachta indica, la margousier qui nous veut du bien par DEFI-Écologique - Olivier

« Azadirachta indica est prioritairement utilisé pour son action insecticide, mais il ne faut pas sous-estimer son rôle en tant qu’amendement et production de bois en région aride. »

Olivier Lavaud

4 commentaires

  1. Cet article est certes bien documenté.
    Mais voilà puisque c’est un produit naturel on peut tout se permettre, et ce ne sont pas les mises en garde de l’auteur qui y changeront quelque chose.
    Voilà un bel exemple du deux poids deux mesures ou quand l’idéologie à tout prix tue.
    Je m’explique :
    L’azadirachtine (principale molécule de l’huile de neem) est un insecticide puissant mais peu sélectif. Son large spectre d’activité constitue un gros inconvénient sur le plan environnemental : faune auxilliaire, abeilles et bourdons, poissons et animaux aquatiques sont également détruit par ce produit. Comme c’est le seul insecticide naturel à peu près efficace, le lobby bio fait pression pour obtenir dérogation sur dérogation d’usage. Bravo !
    L’huile de neem est également connue en médecine traditionnelle en Inde et en Afrique ou l’on ne compte plus ses propriétés contre le paludisme, la malaria, la fièvre, les vers intestinaux… Ce qui est moins souvent évoqué, ce sont ses caractéristiques anticonceptionnelles et abortives liées vraisemblablement à ses propriétés de perturbateur endocrinien. De même, la nimbine, un autre composé présent dans l’huile de neem possède d’importants effets spermicides. Comme quoi, savoirs traditionnels et pratiques populaires ne sont pas à mettre entre toutes les mains !
    Conclusion : voilà un domaine où règne désinformation et hypocrisie la plus parfaite : l’agriculture bio utilise un nombre conséquent de pesticides. Les deux produits les plus utilisés sont le cuivre (fongicide) et l’huile de neem (insecticide). L’un est autorisé, l’autre ne l’est pas. La préservation de l’environnement n’est pas assurée pour ces deux produits, alors que celle des produits conventionnels est généralement bien meilleure. Enfin l’effet sur la santé humaine est entachée de lourds soupçons (perturbateur endocrinien, gamétocide…). Ces doutes ne pourront être levés que lorsqu’un dossier complet d’autorisation de mise sur le marché, à l’instar des produits conventionnels, aura été établi et instruit par les autorités compétentes.

    1. Bonjour.
      Je pense aussi qu’en fongicides, le cuivre rémanent est plus toxique qu’une molécule de synthèse qui se dégrade. (sous réserve que cette molécule ne soit pas un véritable poison toxique; idem pour les produits de sa dégradation ….).
      Une évaluation objective de l’impact du cuivre serait instructive.

      Le problème de la « nécessité » d’utiliser autant de pesticides est préoccupant. Ces pesticides sont nécessaires pour compenser des déséquilibres, entre autres. Et ne règlent pas ces déséquilibres. Les prix agricoles, au champ, sont trop faibles pour pouvoir travailler proprement … effet des politiques agricoles et commerciales ….

  2. Merci Grandjean pour ce commentaire mesuré.
    L’agriculture à des fins d’alimentation ne peut pas se passer de protection.
    C’est un mythe de croire le contraire. Il faut nourrir de plus en plus de monde, à un coût le plus bas possible (eh oui tout le monde ne peut pas se payer du bio !) et sur le moins de surface cultivée possible (laisser de la place pour la forêt, les infrastructures…).
    Pour revenir à la protection des cultures, si l’on ne veut pas utiliser de chimie, qu’elle soit naturelle ou de synthèse, il faut avoir recours à la création de variétés contournant le parasitisme à l’aide de la génétique moderne. Mais là encore les réticences sont grandes et surtout irrationnelles.
    Conclusion : les résultats de l’équation sont faciles à calculer.

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