Mais quelle est cette belle élégante bleue azur ?

Dans le cadre de notre appel à rédaction d’articles sur le thème des herbes folles, Frédérique Babin nous propose une découverte tout en poésie de la chicorée sauvage...
Cichorium intybus L. [1753][Dét. : Pierre Bonnet]
Cichorium intybus L. par Pierre Bonnet, CC BY-SA

Mais quelle est cette belle élégante bleue azur ?

Sauvage, éclatante avant le grand soleil d’après-midi, elle projette ses étoiles bleu azur le long de hampes assez raides.

Je la guette sur le trottoir caillouteux chaque été près du grand rond point dès l’arrivée des grandes vacances. Elle se retrouve aussi plus dans les terres, le long de la route, en terrain plutôt sec et ensoleillé.

Cette année, je l’ai enfin identifiée !
Et quelle surprise !

On la connaît tout autrement, car elle est dans nos assiettes presque toute l’année maintenant, mais traditionnellement dans notre salade d’hiver.

L’endive !
Ce gros bourgeon turgescent – forcé en cave – qu’on appelle aussi chicon, n’est autre que la racine de l’écoubelle bleue plus connue sous le nom de chicorée sauvage.

Tiens ! Cela vous dit quelque chose ?
Eh oui, deuxième surprise : la chicorée sauvage sert bien à fabriquer la boisson éponyme.

Que de découvertes en cette année particulière !

Cichorium intybus L. [1753][Dét. : Marie Portas]
Cichorium intybus L. par Marie Portas, CC BY-SA

Proposez votre article !

Cet article a été rédigé par Frédérique Babin suite à l’appel à articles sur le thème “Les herbes folles du milieu urbain au monde rural”

Si le thème vous intéresse, nous vous invitons à consulter les conditions de participation en cliquant sur le lien ci-dessous et à nous transmettre vos articles à l’adresse suivante : appel_article@tela-botanica.org ! Au plaisir de vous lire !

6 commentaires

  1. … elle vient spontanément dans mon jardin – j’en ai un plein massif. Les fleurs éclosent le matin, et fanent l’après-midi. L’heure de l’éclosion est liée à la température de l’air – elles pourraient donc servir de thermomètre, aussi…
    Sur mes 200 m2 de jardin en plein centre de (grande) ville, je pratique le jardinage soustractif : tout ce qui pousse est spontané. L’an dernier, j’ai compté (et photographié) environ 160 fleurs différentes, toutes magnifiques et remarquables. Les « mauvaises herbes » n’existent pas ici. Les services de nettoyage de la ville viennent de me saccager une station de campanules murales qui s’étaient établies sur le mur qui me sépare de la rue.

  2. Bonjour,
    Avec le vert, le bleu est une couleur que j’affectionne beaucoup. C’est celui du ciel quand il fait beau et c’est aussi celle de cette petite fleur ravissante que je rencontre lors de mes promenades dans mon tout petit village de Saint-Ail (54). Il y a bien d’autres fleurs sauvages ici, chacune avec un charme qui lui est propre, celle-là je la guette du regard dès que juillet se termine. J’aime sa charmante livrée bleue, la délicatesse de ses pétales découpés, sa tige ramifiée bien droite et ses petites feuilles. Elle pousse dans des espaces ingrats « entre béton et bitume » comme disait joliment Maxime Le Forestier et nous rappelle que la Nature est partout surtout où on ne l’attend pas, fidèle, discrète et tenace.

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