Le top 5 des plantes sauvages urbaines observées en 2025

En 2025, la flore continue de s’inviter en ville… et vous avez été nombreuses et nombreux à la remarquer. Grâce à vos contributions au programme Sauvages de ma rue, plus de 10 000 observations de plantes sauvages urbaines ont été collectées l’an dernier. Mais quelles sont les espèces qui se sont le plus fait remarquer ? Découvrez-les dans ce top 5 des plantes sauvages les plus observées en ville en 2025.

Merci à chacune et chacun pour votre participation active et vos idées, qui font de ce programme une belle réussite chaque année !

1. Les pissenlits, Taraxacum div. sp. - 308 observations

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Les pissenlits, Taraxacum div. sp., sont les champions de l’année, avec 308 observations collectées en 2025 par le programme participatif Sauvages de ma rue ! Les espèces du genre Taraxacum, appartenant à la famille des Asteraceae, peuvent prendre différents noms vernaculaires, notamment dent-de-lion ou pissenlit.

Un de leurs représentants, le pissenlit officinal, Taraxacum officinale F.H.Wigg., se reconnaît à ses feuilles disposées en rosette à la base de la plante, étroites et découpées en pointes. Sa tige est dressée, sans feuilles, et porte une inflorescence jaune en forme de capitule. Chaque fleur est composée de 5 pétales jaunes orangés, soudés entre eux et formant une languette. Après la floraison, il produit des fruits munis d’aigrettes, facilement visibles, qui s’envolent au moindre souffle de vent. En ville, on l’observe surtout dans les gazons et parfois sous les plantations, plus rarement au pied des arbres ou des murs. (Source : Guide d’identification – 20 plantes sauvages de nos rues)

2. Le laiteron maraîcher, Sonchus oleraceus - 281 observations

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Le laiteron maraîcher, Sonchus oleraceus L., arrive en deuxième place, avec 281 observations transmises dans le cadre du programme participatif Sauvages de ma rue. Appartenant aussi à la famille des Asteraceae, le laiteron se reconnaît à ses tiges creuses et à ses feuilles souples, non épineuses : les plus basses, vert clair, sont disposées en rosette, tandis que les suivantes sont plus rigides et en forme de lance. Ses fleurs jaunes apparaissent de mai à octobre. Il plante affectionne les sols riches en azote et supporte mal la tonte, ce qui explique sa présence fréquente dans les espaces peu entretenus, les jardins, les cultures et les milieux interstitiels urbains, notamment au pied des murs et des arbres. (Source : Guide d’identification – 20 plantes sauvages de nos rues)

3. Le pâturin annuel, Poa annua L. - 221 observations

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Le pâturin annuel, Poa annua L., se hisse en troisième position de ce top 5, avec 221 observations réunies par les participants et participantes en 2025.

Appartenant à la famille des Poaceae, cette petite graminée glabre ne dépasse pas 30 cm de hauteur. Elle se reconnaît à ses feuilles molles terminées par une pointe carénée, souvent marquées de « traces de ski » autour de la nervure centrale, ainsi qu’à sa ligule supérieure de 2 à 3 mm. Sa panicule est dressée, et sur l’épillet, les glumes sont inégales. On trouve de 3 à 6 fleurs.

Très commune, elle colonise aussi bien les lieux cultivés qu’incultes et se rencontre partout en France, tout au long de l’année, ce qui explique sa présence massive dans les espaces urbains. (Source : eFlore – Gentiana / 10 ans de Sauvages de ma rue)

4. La laitue sauvage, Lactuca serriolaL. - 184 observations

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La laitue sauvage, Lactuca serriola L., se classe en quatrième position, avec 184 observations recensées dans le cadre de Sauvages de ma rue. Appartenant à la famille des Astéraceae, cette plante dressée et glabre peut atteindre jusqu’à 1,20 m de hauteur. Elle se reconnaît à ses feuilles de couleur vert-glauque, sessiles, de forme allongée, plus ou moins découpées, dentées, couvertes d’épines sur la nervure principale de sur la face inférieure du limbe.

Ses fleurs sont petites, toutes ligulées, regroupées en petits capitules jaune pâle, et insérées sous forme d’un panicule lâche. Ses fruits sont des akènes surmontés de faisceaux de poils blancs. Fréquente le long des chemins, dans les friches et les milieux urbains pierreux, elle est largement répandue en France, où elle fleurit de juillet à août. En ville, on en voit au pied des murs et des talus. (Source : Guide d’identification – 20 plantes sauvages de nos rues)

5. Le plantain lancéolé, Plantago lanceolata L. - 175 observations

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Le plantain lancéolé ou plantain étroit, Plantago lanceolata L., clôture ce top 5 des plantes sauvages urbaines observées avec 175 observations en 2025 !

De la famille des Plantaginaceae, cette plante se distingue par sa hampe est sillonnée ainsi que ses feuilles lancéolées et dressées, au pétiole long, avec généralement 5 nervures. Au dos de la feuille, les nervures ressortent. Son inflorescence est en épi et ses étamines sont facilement visibles. Sa floraison se fait du bas vers le haut. Son nom « lancéolé » rappelle la forme des feuilles en fer de lance. Ses feuilles épaisses sont particulièrement adaptées au piétinement, courant dans les zones urbaines.  (Source : Gentiana / 10 ans de Sauvages de ma rue)

Participez à Sauvages de ma rue !

La flore urbaine vous intéresse ? Participez au programme de sciences participatives Sauvages de ma rue pour apprendre à reconnaître les espèces végétales qui poussent en ville, les plantes croisées quotidiennement dans nos rue, autour des pieds d’arbres, sur les trottoirs, dans les pelouses…

Même sans aucune connaissance en botanique, grâce à l’utilisation des outils très simples mis à disposition, il est possible de faire la liste des espèces qui poussent dans vos rues et d’envoyer vos données aux chercheurs. Ces données permettent d’avancer sur la connaissance de la répartition des espèces en ville et sur l’impact de ces « brèches urbaines » sur la qualité de la biodiversité.

Rejoignez-nous sur l’espace projet Sauvages de ma rue ou sur notre page Facebook !

Sortie SDMR par Tela Botanica CC BY-SA
Sortie Sauvages de ma rue, Tela Botanica CC BY SA 2.0

2 commentaires

  1. Pour le n° 3, Poa annua L., il y a ENCORE DES CONFUSIONS avec d’autres taxons du groupe comme Poa infirma Kunth : dans la description « sa panicule est dressée » est bien confus et la photo montre en bas à droite une infructescence à nombreux étages, dressés, ne correspondant pas avec le type nomenclatural de Linné.

    1. Bonjour,
      L’observation de Poa annua a été validée par le réseau des vérificateurs de Tela Botanica mais des erreurs sont possibles.
      Vous pouvez participer à l’identification sur IdentiPlante en proposant vos noms d’espèces ou en votant : https://www.tela-botanica.org/appli:identiplante/?masque.type=adeterminer&page=1&pas=12&masque.pninscritsseulement=1&tri=date_transmission&ordre=desc#obs~816682
      Merci d’avance pour l’auteur 🙂
      Plus généralement, vous pouvez poster vos avis et compléments d’informations pour toutes les photos du réseau sur IdentiPlante (recherche par nom d’auteur et nom d’espèce) : https://www.tela-botanica.org/appli:identiplante/
      Esther pour Tela Botanica

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