Les 10 espèces les plus observées par le réseau Tela Botanica en 2025

Le haut du podium est occupé par le laiteron maraîcher, Sonchus oleraceus L., avec 325 observations transmises par le réseau en 2025.
Plante annuelle de la famille des Astéracées, c’est une espèce commune des espaces peu entretenus : cultures, jardins et espaces verts, mais aussi dans votre rue, dans les milieux interstitiels et parfois au pied des murs et des arbres. Les tiges sont creuses. Les feuilles sont souples et non épineuses : les plus basses sont vert clair et disposées en rosette, les suivantes sont plus rigides et en forme de lance. Les fleurs sont jaunes et la floraison s’étend de mai à octobre. Comme le pissenlit, les laiterons se consomment en salade ou cuits (Source : Guide d’identification : 20 plantes sauvages de nos rues – Tela Botanica).

Le genre Taraxacum vient en seconde position, avec 320 observations botaniques collectée pour l’année 2025.
De la vaste famille des Astéracées, Il s’agit du genre des véritables « pissenlits ». Les Taraxacum se caractérisent par ce qu’on nomme couramment la fleur, qui constitue en réalité un capitule, inflorescence où les fleurs individuelles jaunes les fleurons, s’insèrent les unes à côté des autres sur un réceptacle floral commun, les fleurons extérieurs présentant souvent un ligule, languette simulant le pétale d’une fleur simple. Les feuilles sont rassemblées en rosette basale et sont lobées à dentées. La tige est remplacée par une hampe florale. (Sources : Observatoire des Saisons ; Pissenlits mes amours et autres).

En troisième place, le pâturin annuel, Poa annua L., a rassemblé 271 observations en 2025.
Cette plante ne dépasse pas 30 cm de hauteur et demeure glabre. Ses feuilles se terminent par une pointe carénée avec présence de « traces de ski » le long de la nervure centrale de la feuille. La ligule mesure 2 à 3 mm. Sa panicule est dressée avec des rameaux inférieurs disposés par un ou par deux. Sur l’épillet, les glumes sont inégales et on observe 3 à 6 fleurs. Le pâturin annuel fleurit durant toute l’année et se rencontre fréquemment en milieu urbain. A ne pas le confondre avec le pâturin des prés (Poa pratensis) ni le pâturin commun (Poa trivialis), ces deux espèces présentant une hauteur supérieure à celle du pâturin annuel (Source : Gentiana – Tela Botanica).

L’orchis pyramidal, Anacamptis pyramidalis (L.) Rich., arrive en quatrième place avec 217 observations transmises en 2025.
C’est une plante vivace de 25-60 cm, glabre, grêle, élancée, à tubercules ovoïdes entiers et aux feuilles lancéolées-linéaires, vertes. Cette espèces déploie un épi dense en forme de pyramide. Les fleurs, de couleur rose, possèdent un éperon caractéristique, long, filiforme et dirigé vers le bas. Le labelle de l’orchis pyramidal présente à sa base deux lamelles verticales représentatives de l’espèce.
Cette plante était anciennement classée avec le genre Orchis dans les Flores de Coste et de Bonnier, d’où son nom commun. (Sources : eFlore – Flaune sur Tela Botanica)

La cinquième plante la plus observée en 2025 est le mouron des oiseaux, morgeline ou stellaire intermédiaire, Stellaria media (L.) Vill., avec 213 observations collectées.
De la famille des Caryophyllacées, c’est une plante aux tiges couchées sur le sol, avec une ligne de poils caractéristique qui change d’orientation entre chaque nœud. Ses feuilles sont opposées et ovales, pétiolées à la base de la tige et sessiles vers les fleurs. Les fleurs comportent 5 sépales verts plus longs que les 5 pétales blancs profondément échancrés (paraissant être 10). Le fruit est une capsule.
Son nom latin Stellaria évoque l’organisation en étoile de ses fleurs. Les oiseaux apprécient ses graines. (Source : Gentiana – Tela Botanica).

C’est ensuite le plantain lancéolé ou plantain étroit, Plantago lanceolata L., qui réunit 206 observations en 2025.
De la famille des Plantaginacées, il se caractérise par une hampe florale sillonnée portant un épi d’étamines saillantes bien visibles, dont la floraison progresse du bas vers le haut. Ses feuilles sont lancéolées et dressées, avec 5 nervures au dos et généralement des nervures saillantes. Le pétiole est long. L’inflorescence est un épi et le fruit est une capsule.
Son nom « lancéolé » vient de la forme en fer de lance de ses feuilles, qui sont épaisses, de teinte vert soutenu. À ne pas confondre avec le grand plantain (Plantago major) et le plantain moyen (Plantago media), qui ont des feuilles ovales et non lancéolées. (Source : Gentiana – Tela Botanica).

En septième position, le lierre, Hedera helix L., a réuni 200 observations au cours de l’année 2025.
De la famille des Araliacées, c’est une liane arbustive à feuilles persistantes, qui forme des tiges ligneuses rampantes ou grimpantes. Le lierre possède des feuilles alternes au limbe coriace, vert foncé ou légèrement blanchi sur les contours.
Les fleurs jaune verdâtre portent cinq pétales et sont regroupées en ombelles disposées en grappes terminales. La floraison s’étale de septembre à octobre, et la fructification s’effectue vers la fin de l’hiver ou au début du printemps. Les fruits sont des baies noir bleuté de 8 à 10 mm de diamètre, groupées en ombelles, renfermant de 3 à 5 graines. (Source : Wikipédia)

La laitue sauvage, Lactuca serriola L., a été observée 199 fois par le réseau en 2025.
Plante bisannuelle de la famille des Astéracées, elle présente généralement une tige unique avec de nombreux rameaux. Les feuilles de grandes tailles possèdent des petites épines implantées tout le long de la nervure centrale, en dessous.
La feuille, pourvue de grands lobes embrassants, a la particularité de passer du plan horizontal au niveau de la tige, à vertical pour le reste du limbe. Le capitule de fleurs déploie des ligules jaunes. Les graines et les aigrettes vont former à maturité de parfaite petites sphères qui seront dispersées par les courants d’air (Source : Flaune – Tela Botanica).

En neuvième position pour l’année 2025, le cornouiller sanguin, Cornus sanguinea L., a rassemblé 188 observations du réseau.
Arbuste à feuilles caduques de la famille des Cornacées, ses rameaux prennent une teinte pourpre foncé durant l’automne et l’hiver. Les feuilles sont disposées de manière opposée le long des tiges et présentent une forme largement ovale-elliptique avec des bords entiers.
Les fleurs, blanc crème, à 4 pétales de 4 à 6 mm, sont regroupées en inflorescences denses, formant des corymbes ombelliformes de 20 à 100 fleurs portées par un pédoncule assez long. Le fruit, non comestible, est globuleux, d’un diamètre compris entre 6 et 8 millimètres, et arbore une couleur noir bleuâtre finement ponctuée de blanc (Source : InfoFlora).

Enfin, à égalité avec le cornouiller sanguin, l’oxalide corniculée, Oxalis corniculata L., a fait l’objet de 188 observations du réseau Tela Botanica en 2025.
C’est une plante rampante, basse (5 à 10 cm), poilue, aux tiges couchées-ascendantes, radicantes à la base. Les feuilles alternes palmées sont composées de 3 folioles obcordées (en cœur) de couleur verte ou pourpre. Les fleurs jaunes d’or apparaissent par groupes, en petites ombelles de 2-3 fleurs, sur un pédoncule axillaire. Les 5 sépales sont lancéolés-linéaires, de 3-5 mm de long. Les 5 pétales libres, jaune vif entourent 10 étamines. Les fruits sont des capsules cylindriques, pubescentes en forme de petite corne d’où l’épithète corniculata (Source : Wikipédia).
7 commentaires
comment peut on participer? il suffit de vous envoyer une photo des plantes de ma région? avec simplement le nom vernaculaire? ou s’agit il de plantes et fleurs rares?
Rendez-vous sur cette page pour savoir comment participer 🙂 : https://www.tela-botanica.org/thematiques/flora-data/
Attention aux CONFUSIONS avec des taxons voisins : il faut une référence fiable de détermination.
Par exemple, n°3 Poa annua L. mais sur la photo la glume sup est DROITE et non courbée convergente vers l’intérieur comme la glume inf. = les confusions portent en particulier avec Poa infirma Kunth et l’intermédiaire entre les 2. Ce n’est pas Poa annua correspondant au type nomenclatural de Linné.
On pourrait aussi citer :
– n° 5 Stellaria media (L.) Vill. à ne pas confondre avec les espèces voisines du groupe media ;
-n°7 Hedera helix L. à ne pas confondre avec des espèces voisines, dont certaines éventuellement échappées de cultures ornementales ;
-n°10 Oxalis corniculata L. à ne pas confondre avec des espèces voisines, certaines étant également à tiges plagiotropes.
Merci pour vos précisions !
Bonjour M. Chicouene. Merci pour ces précisions. J’ai parcouru votre page perso et je suis impressioné par votre expertise, et votre posture naturaliste sans concession (cf avis SRCE). Longue vie à vous.
Très sympa. Comment expliquez vous ce classement ? Abondance évidement, intérêt des gens pour certaines plantes, caractère spectaculaire de d’autres ? Merci pour le gros travail. Emilien
Le classement peut en grande partie s’expliquer par les espèces ciblées par des programmes de sciences participatives, qui réunissent des participants à la recherche d’une même liste d’espèces définie. Pour 2025, c’est notamment les contributions à Sauvages de ma rue qui se reflètent dans le classement 🙂 Esther pour Tela Botanica