Opportunités et dynamique des sciences participatives

En mobilisant des « citoyens scientifiques », les sciences participatives apportent depuis plusieurs années leur contribution à la connaissance de la biodiversité et de son
évolution : à partir d’une typologie des programmes divers et variés et d’une présentation des outils mis en oeuvre, cette analyse pointe les enjeux et les contradictions de ces dispositifs.

Dans son numéro 144 de novembre-décembre 2012, la lettre de l’OCIM (Office de coopération et d’information muséales) nous propose un tour d’horizon sur les pratiques en matière de sciences participatives et d’approche citoyenne d’observation et de protection de la biodiversité (voir le sommaire en téléchargement ci-dessous).

Parmi les articles présentés, Daniel Mathieu, président de l’association Tela Botanica, propose une contribution issue de sa propre expérience et de celle l’équipe qui travaille en relation étroite avec le réseau des botanistes francophones.

Résumé de l’article

Cartographie de la flore, suivi des oiseaux communs et des évènements saisonniers, observatoire des papillons de jardins… Les changements liés à l’évolution du climat, et plus généralement à l’action de l’homme sur l’environnement sont multiples et complexes. Les chercheurs ne peuvent plus en appréhender seuls la globalité, d’où leur appel aux citoyens pour observer la nature. Ces observateurs bénévoles sont organisés en réseaux qui obéissent à des codes et agissent avec des dynamiques qui ne sont pas sans rappeler les modes de fonctionnement des réseaux sociaux, nous permettant d’esquisser ainsi des pistes pour améliorer leur pertinence et leur efficacité.

À l’origine des sciences participatives…

Il y a deux siècles et jusqu’au début de 20ème, la plupart des scientifiques gagnaient leur vie en exerçant une autre profession. Benjamin Franklin (1706-1790) était imprimeur, diplomate et politicien ; Charles Darwin (1809-1888) voyageait sur le Beagle comme compagnon de route du capitaine Robert FitzRoy, pas en tant que professionnel de la nature ; l’abbé Hippolyte Coste (1858-1924) auteur de l’une des plus fameuses flore de France (1900-1906) était professeur de latin puis curé de campagne dans l’Aveyron, tout comme Frère Marie-Victorin (1885-1944), religieux, botaniste intellectuel et écrivain qui rédigea la Flore Laurentine au Québec en 1935 ; Jean-Henri Fabre (1832-1915) illustre entomologiste a été tour à tour instituteur, professeur de physique puis de sciences naturelles dans le Vaucluse. L’émergence de la recherche comme métier à part entière est un phénomène relativement récent, datant de la fin du 19ème siècle avec le développement des organismes de recherche et des laboratoires richement équipés. Mais le « citoyen scientifique » n’a en fait jamais disparu, particulièrement dans les sciences comme l’archéologie, l’astronomie et l’histoire naturelle où les capacités d’observation sont aussi importantes que l’utilisation d’équipements coûteux.

Lire la suite dans l’article en téléchargement ci-dessous….

Office de Coopération et d’Information Muséales
36, rue Chabot Charny
21000 DIJON
Tél : 03 80 58 98 50
ocim[at]u-bourgogne.fr
http://www.ocim.fr

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