Quels noms français normalisés pour les Brassicacées ?

Le projet "noms normalisés français" consiste à définir un Nom Français Normalisé (NFN) pour chaque plante vasculaire de la flore de France métropolitaine. Découvrez le fruit du travail des telabotanistes avec les noms français normalisés pour les Brassicacées.

Monnoyère ou Tabouret ? Euclidium ou Euclidie ? Violier ou Mattiole ? Etc. Autant de noms de genre qui méritent d’être mis dans la balance, afin de proposer une nomenclature française normalisée qui soit à la fois aisée à utiliser et fiable, c’est-à-dire qui puisse satisfaire à la fois les débutants et les botanistes expérimentés, en respect des traditions, mais aussi des dernières découvertes scientifiques.

Ce travail sur les genres de la flore de France se base sur les règles et recommandations du Guide de nomenclature des noms normalisés en français pour les Trachéophytes de France métropolitaine (Mathieu et al. 2014).

Cette nomenclature a pour vocation à être largement utilisée à l’avenir dans les textes de loi, les documents officiels et les ouvrages d’identification. Votre avis est donc important, comme pour les documents déjà publiés sur les genres jusqu’ici. Alors n’hésitez pas à contribuer en laissant des commentaires ci-dessous, sur les noms que vous aimez et ceux qui vous plaisent moins.

Pour des remarques et discussions plus complètes, vous êtes les bienvenus à participer au forum dédié à la discussion sur les noms français normalisés

En parallèle à ces NFN, chacun pourra bien sûr continuer à utiliser les noms vernaculaires (qui font la richesse de notre langue) selon ses habitudes et sa pratique, en veillant toutefois à conserver une équivalence avec les NFN ou avec les noms scientifiques. La nomenclature scientifique utilisée pour les genres est celle de Flora Gallica (Tison et de Foucault 2014).

Ce document reste ouvert à la relecture jusque fin décembre 2018

7 commentaires

    1. Et bien oui tu as raison et j’ai défendu cet avis des le début mais on m’a expliqué que j’étais ringard… dans des termes plus choisis.
      on nous demande notre avis mais c’est pour mieux nous expliquer qu’on a tort. alors pourquoi le demander.. on nous tend un bâton pour se faire taper dessus.
      donc on marche sur la tête, on revient en arrière en pensant innover. Quel désastre !

  1. Bonjour,

    d’un côté, vous avez raison, c’est un effort intellectuel de plus quand on connait déjà les noms scientifiques. Et je peux comprendre ce choix de n’utiliser que des noms scientifiques. D’un autre côté, les noms français de plante représentent un patrimoine qu’il serait dommage d’oublier collectivement.
    Ces noms français normalisés ont pour objectif de jeter un pont entre le monde scientifique et un public qui soit le plus large possible. Il serait en effet dommage de limiter l’accès à la science botanique aux seules personnes maîtrisant les noms latins ou latinisés de la nomenclature scientifique.

    Pour compléter, je reprends ci-dessous un texte que j’ai écris dans la tribune d’un autre article consacré aux noms français normalisés :
    « La nomenclature scientifique, en plus d’être scientifiquement juste, est internationale, et c’est là un grand avantage. Parmi les défauts qu’elle présente, on pourrait citer :
    – une orthographe et une prononciation parfois très difficile, même pour un habitué, tels que Kosteletzkya, Katapsuxis, Neoschischkinia, Eschscholzia, Esholtzia, Cotoneaster hjelmqvistii, Cuscuta epithymum subsp. kotschyi, x Elytrordeum rouxii, Trigonella wojciechowskii, Taraxacum ooststroomii, etc.
    – une pléthore de synonymes
    – des noms en usage qui varient au cours du temps, en fonction des découvertes scientifiques, et qui perdent les usagers : Scirpus maritimus est récemment devenu Bolboschenus maritimus, par exemple.
    – des noms parfois imprécis. Un exemple est Portulacca oleracea L. Lorsqu’on utilise ce nom, s’agit-il de l’espèce au sens strict, reconnaissable à ses graines majoritairement de plus de 0,85 mm de diamètre et pourvues d’une surface lisse entre les sillons délimitant les cellules de la surface de la graine, et qu’on appelait auparavant P. oleracea subsp. stellata, décrit sur la base d’un spécimen de l’Idaho ? Ou bien s’agit-il de l’espèce au sens large ? Les noms français Pourpier maraîcher de l’Idaho et Pourpier maraîcher, noms donnés dans le cadre des noms français normalisés et qu’il s’agit de valider, permettront précisément de savoir de quoi on parle. »

    1. Bonsoir
      Entièrement de ton avis. Le promeneur ou le randonneur qui demande le nom d’une plante souhaite qu’on lui indique le nom français et non le nom latin. Laissons les noms scientifiques aux botanistes qui doivent cependant apprendre aussi les noms français.

  2. Je reviens sur les commentaires..
    Bien sûr que je partage certains avis…le promeneur n’a pas besoin de connaitre le nom latin…et il existe beaucoup d’ouvrages de vulgarisation où il trouvera en priorité le nom vernaculaire..

    Mais bon, lorsque l’on est un peu plus impliqué dans la botanique, on sait pertinemment que ce dernier varie d’une région à une autre…alors que le nom latin est lui universel…même s’il n’est pas encore figé en raison des études constantes sur les ADN

    Et Flora Gallica ??? qu’en faites vous ??? c’est quand même pour moi une référence dans le monde de la botanique et les noms « français »…il faut vraiment les chercher…

    1. Si vous lisez le document, vous verrez que Flora gallica est l’une des bases de travail aux noms français normalisés, en ce qui concerne la taxonomie et les noms scientifiques. Il y aura d’autres éditions de Flora gallica, avec d’autres changements de nom, tels que l’espèce Portulaca oleracea à nouveau considérée dans un sens large, Wahlenbergia divisé en 2 genres, etc… La nomenclature française normalisée, quant à elle, se doit de rester stable, et le Pourpier maraîcher restera le même taxon, et la Campanille et la Wahlenbergie correspondront aux 2 genres séparés autrefois réunis dans Wahlenbergia.

      De notre point de vue, autant les noms français que les noms scientifiques méritent d’être améliorés, afin de mieux correspondre à la réalité des choses. En ornithologie, il existe une liste relativement officielle des noms français de référence. Nous souhaitons simplement que la même chose existe pour la flore.

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