Les voyages botaniques de nos jours par la Garance Voyageuse

Extrait de la Garance Voyageuse n°85. De nombreux botanistes mandatés par leur pays ont parcouru le monde à la recherche de plantes nouvelles. Mais depuis une cinquantaine d'année, ce type d'explorations est entrepris surtout par des "amateurs".

La Garance Voyageuse

La Garance Voyageuse est une revue botanique trimestrielle éditée par une association. L’association La Garance Voyageuse organise également des sorties botaniques.

Cette année, la Garance Voyageuse vous propose de découvrir certains de leurs anciens articles relatifs à l’histoire de la botanique sur Tela Botanica !

Les voyages botaniques de nos jours

Bref historique…
Le XIXe siècle a connu l’apogée des grandes explorations botaniques. C’était l’époque de la découverte des pays « exotiques », de flore inconnue mais également de cultures des jardins bien différentes des nôtres. Les plus éminents botanistes ont découvert des contrées inconnues en Asie, Afrique ou encore en Amérique. De nombreuses plantes portent encore aujourd’hui leurs noms : Tripterygium regelii en l’honneur d’Eduard August von Regel, Cotoneaster franchetii pour Adrien René Franchet, Acer davidii pour Armand David, Mahonia fortunei pour Robert Fortune…

Les plantes trouvées dans ces pays lointains ont été rapportées en Europe et exhibées dans de monumentales serres. Il en a résulté la création de nombreux jardins botaniques et la mise en place de grandes collections botaniques dont nous avons hérité.

Les récits de voyages ont été publiés (exemple : Trois années de voyage dans les provinces septentrionales de l’empire chinois par Robert Fortune, Revue Horticole 1847). D’innombrables nouvelles espèces ont été décrites et une grande majorité des plantes de nos jardins actuels ont été découvertes à cette époque. Les premiers résultats de culture ont été publiés (exemple : « Les tulipes de l’Asie », Revue Horticole) et, enfin, les plantes ayant survécu aux voyages et à la mise en culture ont été introduites dans le circuit horticole.

Et maintenant ?
Si au XIXe siècle, la France était – avec la Grande-Bretagne – le fer de lance de la botanique, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, nous assistons à un grand désintérêt de la part des gouvernements successifs. Les diplômes de botanique sont supprimés et, surtout, de nombreuses données environnementales ont changé :déforestation, urbanisation, agriculture intensive, braconnage, pillages, assèchement des zones humides, destructions des écosystèmes… De nouvelles règles – inexistantes au XIXe siècle – ont été mises en places comme celle de la CITES. L’UICN (Union internationale de conservation de la nature) dresse des listes rouges des espèces menacées et les différents sommets internationaux instaurent de nouveaux textes (CDB : Convention sur la diversité biologique). Aujourd’hui, les institutions françaises officielles organisent très peu (trop peu en tout cas) de missions botaniques à travers le monde. Les nouvelles découvertes sont laissées aux Anglais, Américains, Allemands ou Chinois entre autres. Nous devons surtout les descriptions de nouvelles espèces ou les introductions botaniques ) un réseau d' »amateurs » très dynamiques, mais qui ne bénéficient pas des autorisations légales pour récolter du matériel végétal vivant (certains de ces amateurs ont un emploi dans un jardin botanique français mais explorent sur leurs congés et à leurs frais…).

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