Vu sur la toile #72

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Dionaea muscipula J.Ellis (Autre) par Yoan Martin
Dionaea muscipula J.Ellis par Yoan Martin CC BY-SA

À la une : "Comment les plantes carnivores ont-elles évolué vers un régime carnivore ?", sur Trust my science

« Il existe aujourd’hui des dizaines d’espèces de plantes carnivores, la majorité attrapant et se nourrissant d’insectes capturés à l’aide de divers mécanismes. Toutefois, les plantes carnivores n’ont pas toujours existé, elles s’avèrent être le fruit d’une longue évolution qui peut être globalement décrite en trois étapes majeures.

Il y a environ 70 millions d’années, lorsque les dinosaures parcouraient la Terre, une anomalie génétique a permis à certaines plantes de se transformer en mangeuses de viande. Cela a été fait en partie via un mécanisme particulier : réutiliser des gènes destinés à leurs racines et leurs feuilles et les utiliser à la place pour attraper des proies, selon une nouvelle étude. Cette étape est l’une des trois que certaines plantes non carnivores ont traversé pendant des dizaines de millions d’années pour se transformer en carnivores.

Le changement de consommation pour la viande a donné à ces plantes un certain nombre d’avantages. En effet, « les plantes carnivores ont renversé la situation en capturant et en consommant des proies animales riches en nutriments, leur permettant de prospérer dans un sol pauvre en nutriments », écrivent les chercheurs dans une étude publiée dans la revue Current Biology.

Trois plantes caractéristiques pour comprendre l’évolution vers le régime carnivore

Pour étudier l’évolution des plantes carnivores, une équipe internationale de botanistes et de biologistes dirigée par Jörg Schultz, professeur à l’Université de Würzburg, en Allemagne, a comparé les génomes et l’anatomie de trois plantes modernes carnivores. Il existe des centaines d’espèces de plantes carnivores, mais les chercheurs ont choisi d’examiner trois plantes apparentées mangeuses d’insectes, toutes membres de la famille des Droséracées. Ces trois plantes utilisent le mouvement pour capturer des proies.

Une de ces plantes est le fameux piège à mouches de Vénus (Dionaea muscipula), originaire des zones humides des Carolines. La plante aquatique étroitement apparentée (Aldrovanda vesiculosa) occupe les eaux de presque tous les continents. Elle a des volets sous-marins grêles qui se resserrent rapidement autour d’animaux marins sans méfiance. La troisième plante étudiée, la belle mais mortelle droséra (Drosera spatulata), est commune en Australie. Attirant les victimes avec douceur, le droséra enroule une bande collante autour de sa prise. »

Extrait de l’article sur Trust my science

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