Consultation citoyenne : L’apprentissage de la botanique

La découverte des résultats de la consultation citoyenne "La botanique dans 20 ans" se poursuit avec un aperçu des réponses au quatrième chapitre : "L'apprentissage de la botanique : Selon vous, comment sera enseignée la botanique dans le futur ?".
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Les cinq thématiques de la consultation citoyenne "La botanique dans 20 ans" - Tela Botanica CC BY-SA

L'apprentissage de la botanique : Selon vous, comment sera enseignée la botanique dans le futur ?

Pour sa vingtième année, Tela Botanica a lancé avec les Écologistes de l’Euzière une consultation citoyenne autour de la thématique :  « La botanique dans 20 ans », diffusée notamment au travers du jeu de piste botanique en ligne « L’expédition temporelle ».

Cet article n’a pas vocation à être exhaustif mais à offrir un aperçu des réponses des participants aux questions du quatrième chapitre :  « L’apprentissage de la botanique : Selon vous, comment sera enseignée la botanique dans le futur ? ». Cette série d’article sera clôturée par la diffusion de l’arbre des possibles de « La botanique dans 20 ans », dont les branches, rameaux et feuilles vous permettront de naviguer entre questions et réponses !

Vous souhaitez en savoir plus ? Rendez-vous à Marseille pour le Congrès mondial de la nature de l’UICN du 3 au 11 septembre 2021. L’équipe de Tela Botanica vous y attend dans l’Espace Génération Nature du Congrès accessible gratuitement par tous et vous proposera d’explorer l’arbre des possibles du futur de la botanique et d’y contribuer.

Question 11 : Le partage de l'ensemble des connaissances, données et études botaniques sera-t-il amélioré ? 101 répondants

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Oui = 81% des répondants

Un aperçu des réponses :

Outils numériques

  • « Oui, par le développement des encyclopédies numériques, bibliothèques 3D de fleurs, musées botaniques virtuels en ligne. »
  • « Oui, grâce notamment à des outils numériques (applications, sites…) permettant la centralisation et le partage des connaissances par et pour le plus grand nombre. »
  • « Certainement, grâce aux nouvelles technologies, l’accès sera démocratisé. »
  • « Grâce au partage sur les plateformes numériques (vive Tela Botanica!), les connaissances seront mieux diffusées. »

Open source et accessibilité

  • « Oui, par la digitalisation des contenus papiers ainsi que par le partage en « open source » des connaissances du végétal sur le net. »
  • « Probablement par l’intermédiaire de la science partagée. »
  • « Accessible facile et partout. »

Nécessité/importance

  • « C’est nécessaire pour un accès au plus grand nombre. »
  • « Confronté.e.s à la nécessité de réorganiser notre vie quotidienne autour de la nature, seule base véritable de la vie, le savoir botanique ne pourra que connaître un nouvel engouement parce qu’il s’imposera comme une nécessité. »
  • « Oui, c’est vital (et agréable). »

Échanges et éducation

  • « Oui par les échanges entre les plateformes, entre les associations locales plus nombreuses. »
  • « Oui, on sait désormais que si on échange son savoir, on peut améliorer les connaissances en botanique. »
  • « Grâce aux outils, on pourra se former soi-même à la botanique, échanger, communiquer avec une « communauté »… et agir ! »
  • « Les connaissances seront améliorées, mais pour qu’il y ait un large partage, il faudrait que l’enseignement de la botanique prenne une place beaucoup plus importante dans les programmes scolaires. »
  • « Oui. Tela-botanica y contribue(ra). »

Incertitude = 10% des répondants

Un aperçu des réponses :

  • « Oui, au moyen des outils de communication, et non, car si les plantes renferment des secrets encore insoupçonnés de nature à soigner des maladies, les laboratoires pourraient s’emparer de ces précieuses données pour les monnayer. »
  • « Espérons que oui, en combinant échanges internationaux, locaux, virtuels et sur le terrain. »

Non = 2% des répondants

Autres types de réponse = 7% des répondants

Question 12 : Comment pourra-t-on se former à la botanique ? 96 répondants

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Par les outils numériques = 27% des répondants

Un aperçu des réponses :

  • « Avec Internet, grâce aux sites comme Tela Botanica et également grâce aux sites d’aide à l’identification et d’échanges entre botanistes spécialistes et amateurs. Ajoutons aussi les flores « papier », qui auront toujours une place de choix. »
  • « Sur Tela Botanica, via des MOOC, à l’école, à l’université, au comité de quartier du Parti Botaniste. »
  • « Internet reste le meilleur moyen de se former à son rythme et à son domicile. L’idéal serait plusieurs niveaux de formations : du simple amateur qui veut mieux connaître la nature qui l’entoure au botaniste qui cherche à améliorer ses connaissances. »
  • « Grâce à Internet avec des outils de plus en plus interactifs. »

Par le parcours scolaire = 26% des répondants

Un aperçu des réponses

  • « La botanique sera au cœur des programmes scolaires, mais il existera aussi beaucoup d’associations où les amateurs des plantes partageront leur fascination pour le monde végétal avec toutes les générations de curieux de nature. »
  • « La botanique sera intégrée dans l’enseignement général, dès l’école primaire, au même titre que les mathématiques ou la géographie. Il y aura des cours théoriques et des cours pratiques, pour que l’ensemble de la population connaisse son environnement. »
  • « Cela fera partie des cours de base au même titre que les maths ou le français. »

Par le terrain = 14,5% des répondants

Un aperçu des réponses :

  • « Toujours en allant sur le terrain qui reste la meilleure école. »
  • « Sur le terrain grâce aux nombreuses associations et organismes qui œuvrent sur le terrain, en ligne avec des professeurs dans le monde entier, dans des forums, des conférences, et bien sûr à l’université et dans des écoles spécialisées. La pratique sur le terrain demeurera essentielle. »
  • « Avec des ateliers pratiques, des sorties. »

Autres types de réponse = 32,5% des répondants

Un aperçu des réponses :

  • « Voici quelques façons : à l’école, par voie numérique, en groupe sur le terrain, en partage et échange de compétences, entre amis du jardinage, entre randonneurs, photographes… »
  • « Grâce à des logiciels, des forums, des webinaires, ou on pourra échanger avec le monde entier pour faire des comparaisons, avoir un vrai support de cours avec des QCM ou des examens en fin d’année et une reconnaissance en fin de cycle. Des stages seront proposés sur le terrain partout, en réel ou virtuel pour pouvoir toucher de plus près la connaissance des plantes et leurs différents milieux. »
  • « 1. À l’école (impératif). 2. Sur le net (Tela Botanica fait un travail remarquable) 3. Par le biais d’associations naturalistes et d’initiatives citoyennes. »

Question 13 : Quels outils pourront être utilisés pour sensibiliser / former à la botanique ? 96 répondants

PREZ13

Outils numériques = 32% des répondants

Un aperçu des réponses :

  • « Les MOOC de Tela Botanica. »
  • « Les MOOC et pédagogies interactives. »
  • « Flores, téléphones, tablettes, ordinateurs, … »
  • « Webinar, groupes de discussions, outils d’identification, intelligence artificielle. »
  • « Des applications/MOOC approfondis + des formations courtes en présentiel. »
  • « Clés interactives, herbiers en ligne, visite virtuelle 360° de milieux naturels et jardins botaniques, utilisation de scan codes sur les sentiers d’interprétation et les parcs, etc. »
  • « Les vidéos, les MOOC, des jeux de piste. »

Observations de terrain = 20% des répondants

Un aperçu des réponses :

  • « Aller sur le terrain, observer et ressentir. Cette recette dure depuis des siècles mais fonctionne bien et devrait (j’espère) encore fonctionner dans 20 ans. »
  • « Enseignement par l’expérience: irremplaçable, c’est pourquoi il faut sauvegarder et favoriser la biodiversité: quel serait l’intérêt de « connaître » une plante que l’on ne verra jamais? Les outils ne serviront alors à rien. »
  • « La sensibilisation sur le terrain et avec les nouvelles technologies. »

Outils ludiques = 9% des répondants

Un aperçu des réponses :

  • « Musées virtuels, jeux de cartes botaniques pour les enfants, « geocaching » photo des fleurs rares, sensibilisation botanique en classe et sur le terrain auprès des jeunes, sensibilisation aux plantes comestibles pour les adultes (couplée à des randonnées / stages de survie ou autres), rapprochement des botanistes avec des guides ornitho ou animaux pour des sorties nature. »
  • « Chacun aura un carnet de terrain virtuel qu’il pourra transporter lors de ses sorties dans la nature, et dans lequel il retrouvera des outils d’aide à l’identification. Des jeux divers – plateaux, applications, escape games… – inviteront les citoyens à se former à la botanique, de façon ludique et créative. Le meilleur outil demeurant la transmission d’homme à homme, pour un partage sensible et bienveillant des savoirs naturalistes. »
  • « Jeux vidéo, jeux détectives de plantes, photos 3D. »
  • « En Amérique, on a présentement des émissions TV mettant en compétition des concurrents en cuisine de haut niveau, en science expérimentale, en danse, en chant, «America got talent», etc. Il serait sans doute intéressant de développer ce genre de compétition en botanique, à plusieurs niveaux. Le défi sera alors de ne pas sombrer dans une compétition trop technique, mais dans une émission éducative genre «herbes folles». »

Autres types de réponse = 39% des répondants

Un aperçu des réponses :

  • « Internet pour se former. Mais pour sensibiliser à la botanique, la découverte et l’observation occasionnelles sur le terrain lors de balades ou de sorties organisées (type club de randonnée par exemple). Pour sensibiliser les enfants, il faut leur faire découvrir les plantes par tous leurs sens, la vue et l’odorat, le goût et le toucher, mais aussi les outils artistiques (dessins, tracés en relief…). »
  • « Peut-être des guides en 3D, que l’on pourrait avoir en appli sur son téléphone et que l’on pourrait utiliser à chaque fois que l’on en ressent le besoin, comme si on aurait un botaniste dans sa poche ! Mais on risquerait de devenir fainéant, le mieux reste le bon bouquin de détermination ! »
  • « Les outils numériques sont une bonne ressource pour toucher les gens et les sensibiliser. Mais je pense que tout ne peux pas être fait à distance pour ça non plus, le contact entre les personnes joue énormément je trouve. »
  • « Des kits pédagogiques à destination des enseignants. Des échanges entre écoles de régions différentes pour apprendre à connaître la flore de tout le pays, et pourquoi pas d’autres pays. Des ateliers sur l’usage alimentaire ou pharmaceutique des plantes. »

 

Bandeau Actu

Deux approches principales ont été utilisées pour valoriser les réponses selon le type de question et en donner un aperçu :

  • Pourcentage de réponses à la question : parmi les répondants, une réponse définie est ressortie
  • Pourcentage de répondants ayant cité cette réponse : Parmi les répondants, un ou plusieurs thèmes sont ressortis dans leur réponse

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