Les noms français normalisés des plantes vasculaires de France métropolitaine : relecture finale !

Dernière relecture collective avant publication finale !
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Ophrys bombyle, Ophrys bombyliflora par Errol Vela CC-BY-SA 2 FR

Le projet « noms normalisés français » consiste à définir un Nom Français Normalisé pour chaque plante vasculaire de la flore de France métropolitaine. Depuis 2015, de nombreuses versions partielles de ce travail ont déjà été produites par les participants à ce projet sur Tela Botanica, puis relues collectivement via cette même lettre d’information. Et ce travail s’achève en fin de cette année ! Il s’agit ici, pour la première fois, d’une version complète. C’est un travail qui a été relu par les botanistes du projet des Noms français normalisés, et qui a été également relu, dans ses versions précédentes, par le réseau Tela Botanica. Et vous pouvez contribuer en relisant une dernière fois ce document.

Ce travail se base sur les règles et recommandations du Guide de nomenclature des noms normalisés en français pour les Trachéophytes de France métropolitaine (Mathieu et al. 2014). Il contient notamment tous les taxons signalés dans la base de donnée de Tela Botanica (la BDTFX), comme indigènes, naturalisés, occasionnels, ou cultivés à plus ou moins grande échelle sur le territoire.
En introduction du document, de nombreuses informations concernant ce travail sont présentées, notamment le fait que cette nomenclature a pour vocation d’être largement utilisée à l’avenir dans les textes de loi, les documents officiels et les ouvrages d’identification. En parallèle à ces noms français normalisés, que nous souhaitons être l’équivalent des noms français officiels déjà existants pour les Oiseaux par exemple, chacun pourra bien sûr continuer à utiliser les noms vernaculaires (qui font la richesse de notre langue) selon ses habitudes et sa pratique. Cette liste se veut simplement être un point de repère linguistique au sein des innombrables noms qui sont utilisés aujourd’hui pour désigner les plantes de France métropolitaine.

Pour toutes celles et ceux qui souhaitent participer à cette relecture collective, les contributions peuvent se font jusqu’au 20 décembre 2021, tout simplement via la rubrique « Commentaires » ci-dessous. Pour des remarques et discussions plus étendues, vous êtes les bienvenus à participer au forum dédié à la discussion sur les noms français normalisés qui compte déjà de nombreux participants.

Pour consulter ce document : cliquez ici !

19 commentaires

    1. Bonjour, en effet, vous avez raison, Vendangeuse semble davantage approprié pour le genre Symphyotrichium (appelés Hétéraster dans le document), que pour Sternbergia (pouvant être appelé Sternebergia). Je vais faire part de votre remarque sur le forum s’occupant des Noms français normalisés, mais en ce qui me concerne, j’y suis favorable.
      Merci pour cette précieuse remarque !

    2. Encore merci pour votre remarque, nous avons adopté le changement : Sternbergie pour Sternbergia et Vendangeuse pour Symphyotrichum. Puis-je vous citer comme contributeur au document ?

  1. Le travail ignore complètement les noms communs utilisés couramment pour les taxons nord-américains.
    Par exemple, on ne dit pas un Tsuga, mais bien une pruche du Canada.
    Autre exemple, Pteridium aquilinum subsp. latiusculum (Fougère-aigle de Terre-Neuve) se nomme au Québec (fougère-aigle de l’Est). Le nom fougère-aigle de Terre-Neuve n’a jamais été utilisé en Amérique….
    Pour des taxons d’origine nord-américaines, le travail serait nettement bonifié après une vérification avec les noms français retenus dans VASCAN. (https://data.canadensys.net/vascan/search?lang=fr)
    Cela m’horripile de voir une liste de noms normalisés qui ne tient même pas compte des noms utilisés en Amérique et que certains inventent des noms français qui ne sont même pas utilisés. Dans le cas précédent, une recherche dans le moteur de recherche Google avec fougère-aigle de Terre-Neuve permet de constater un résultat inexistant……
    Je me vois mal comme nord-américain m’obstiner sur un nom commun d’une plante en France alors pourquoi les européens viennent imposer des noms français inconnus à des plantes qui ont déjà un nom français au Canada. On ne règlera pas le problème de certains genres (Picea = épinette) mais pour une vaste majorité, le travail serait nettement bonifié.

    1. Vous avez bien raison, c’est une question de simple bon sens. Il y a des noms utilisés couramment, autant les adopter.

    2. Bonjour,

      merci pour votre excellente remarque. En effet, vous touchez là à un point très important, à savoir : les différences qui existent entre la nomenclature française habituellement utilisée en France métropolitaine et celle utilisée au Canada. Lors de ce travail, nous nous sommes aperçu de l’impossibilité de concilier les deux approches, et vous parlez de l’Épicéa et Épinette à ce sujet, ce qui est un bon exemple.

      En ce qui concerne le choix d’utiliser Tsuga plutôt que Pruche, pour rappel, il a été argumenté ainsi : « Note : le nom retenu est celui qui se rapproche du nom scientifique, comme l’est celui du genre le plus proche, l’Épicéa (Sapinette, Pruche et Tsuga en compétition). »
      Mais je vais soumettre à nouveau cette question au forum nom français normalisés, car Pruche est effectivement utilisé de longue date au Canada, et le nom de Tsuga est relativement peu utilisé en France ; si on se base sur l’usage, c’est le nom de Pruche qui l’emporte. Mais il est aussi vrai que la fréquence de l’usage n’est pas l’unique règle que nous nous sommes fixée, et il arrive qu’un nom moins fréquemment utilisé soit retenu (par exemple : Pacanier amer au lieu de Caryer amer ; mais ce dernier choix vient surtout du fait de la réunion des genres Pacanier et Caryer, puisqu’appartenant tous deux au genre Carya).

      En ce qui concerne Pteridium aquilinum subsp. latisculum, la difficulté du nom français retenu au Canada est qu’il se base sur un point de vue canadien (de l’Est du Canada), et si ce nom a du sens au Canada, il en a moins d’un point de vue franco-français ou mondial. Si le nom de Fougère-Aigle de Terre-Neuve ne convient pas, que pensez-vous de Fougère-Aigle à lobes élargis (cette sous-espèce reconnaissant ainsi, et l’épithète du nom scientifique y faisant référence) ?

      Par rapport à un message précédent, que pensez-vous d’utiliser le nom de Vendangeuse pour Symphyotrichum ?

      D’une façon générale, vous avez raison sur le fait qu’il serait bénéfique que notre travail soit comparé à celui de VASCAN, il s’agit d’un oubli majeur ! Et c’est étonnant que cela soit passé inaperçu jusqu’ici. Alors un grand merci pour cette remarque très importante à l’amélioration de ce travail. Nous allons repasser en revue tous les noms, et les comparer à ceux proposés par VASCAN, et au moins citer ceux de VASCAN si ils ne sont pas retenus. Et VASCAN va aussi être ajoutés aux références utilisées pour la réalisation de ce document.

      Je vais transmettre vos remarques au forum sur les noms français normalisés. Si aucune solution parfaite n’existe, un compris est évidemment possible, avec le choix de retenir les noms en usage au Canada en ce qui concerne les plantes nord-américaines.

      Je voudrais aussi rappeler aussi que la nomenclature française normalisée n’a pas pour but de remplacer tous les autres noms français en usage, et qui font la richesse de notre langue. Chacun pourra continuer à utiliser les noms qu’il a l’habitude d’utiliser, chacun reste libre, et fort heureusement !

    3. Bonjour, mes collègues sur le forum des noms français n’ont pas réagit à cette question choix entre Tsuga et Pruche, sans doute parce que les règles fixées pour notre travail mènent assez clairement à choisir Tsuga. D’une part, une règle indique qu’en cas d’hésitation entre deux noms, on privilégie le nom proche du nom scientifique, ceci afin de renforcer les ponts déjà existants entre noms français normalisés et noms scientifiques. D’autre part, l’arbre le plus proche et avec lequel on peut le confondre, est nommé Épicéa, de consonance plus proche de Tsuga que de Pruche.
      On peut ajouter que l’origine du mot Pruche a été façonné par les colons européens, ces derniers ayant cru reconnaître en cet arbre l’Épicéa d’Europe aussi connu sous le nom de Sapin de Prusse. En comparaison, le mot Tsuga a été façonné par les populations indigènes du Japon, où il désigne le Tsuga sieboldii indigène au Japon. Tsuga est ensuite passé en français via le nom scientifique.

    4. Encore merci pour votre remarque.
      La comparaison avec VASCAN a permis de renommer certains Peupliers (sous-espèces de Populus deltoides : Peuplier deltoïde de l’Est et P. deltoïde des plaines (P. deltoïde de l’Ouest semble en effet trop proche du P. de l’Ouest utilisé pour P. trichocarpa), une Vigne (Vitis labrusca nommé Vigne lambruche au lieu de Vigne framboise).
      Je pense que pour Pteridium latiusculum, nous allons retenir Fougère-aigle du Nord (également disponible d’après VASCAN) pour rester dans les dénominations géographiques, tout en tenant compte du fait que cette sous-espèce s’étend en fait également au nord de l’Eurasie.

      Je propose de remplacer Marsilée commune et Pilulaire commune par Marsilée d’Europe et Pilulaire d’Europe, Libanotis commun remplacé par Libanotis des Pyrénées, Houx commun remplacé par Houx d’Europe. Ces noms sont de portée plus universelle, dépourvus de centrage européen.

      Je propose de remplacer Epicéa commun au sens large par Epicea commun (pour Picea abies), et Epicea commun par Epicea de Norvège (Picea abies subsp. abies), ce dernier nom ayant plus d’universalité, et se rapprochant du nom VASCAN (Epinette de Norvège).

      A noter aussi : Eucalyptus commun remplacé par Eucalyptus bleu (très connu sous ce nom, et c’était une erreur de l’écarter ; l’existence de Eucalyptus caesia ne pose pas de problème en réalité, puisqu’il peut être nommé Eucalyptus gungurru).

      Il reste beaucoup de noms impliquant un point de vue centrés sur la France ou l’Europe (utilisant l’adjectif commun/commune), mais nous devons aussi respecter les usages, surtout quand il s’agit de plantes communes.

      J’ai ajouté plusieurs noms canadiens en synonymie des noms retenus, mais ce n’est pas la vocation du document de lister les noms français de chaque plante, seulement d’argumenter pour l’un d’eux.

      Afin de simplifier, je propose aussi de renommé Morelle noire de Linné et Morelle noire de Schultes en Morelle noire commune et Morelle noire glanduleuse, et Morelle velue de Willdenow en Morelle velue à poils courts (genre Solanum).

      Puis-je vous citer dans la liste des contributeurs à ce travail ?

    5. bonjour
      mon nom peut tout à fait être ajouté à la liste des contributeurs! j’en serai même très flatté!
      une remarque concernant les Verbascum :
      peut-être rajouter l’hybride Verbascum speciosum x Verbascum nigrum qui aurait pour nom latin Verbascum xangulosum et l’hybride Verbascum densiflorum x Verbascum speciosum dont je n’ai pas réussi à trouver un nom clair. J’ai observé ces 2 hybrides sur un terril du Pas-de-Calais

  2. bonjour,
    c’est un travail vraiment très complet et je félicite les personnes qui y ont contribué!
    j’ai une remarque par rapport au genre Logfia, il est indiqué :
    Capitule à paillettes à base nettement plus profondément concave que le reste de la paillette
    qui est peu concave (Logfia, 4 sp., 2 en Fr.) …………. les Filagine de France et autres Logfia
    Note : la Filagine de France (Logfia gallica) est l’espèce type du genre Logfia. Concerne, en France, les Filagine de France (L. gallica) et F. naine (F. minima).

    si minima appartient au genre Logfia, pourquoi est-elle nommée F. minima et non pas L. minima ?

    1. Au nom de toutes celles et ceux qui ont participé à l’écriture de ce document, merci pour vos félicitations ! En effet, le F. minima est à corriger en L. minima. Merci beaucoup pour ce correctif ! Pierre Papleux et moi même faisons une énième relecture ainsi qu’un index, et nous trouvons encore des coquilles çà et là, et toute contribution comme celle-ci est bienvenue. Puis-je ajouter votre nom à la listes des contributeurs ?

    2. Bonjour,

      je viens d’ajouter la Molène anguleuse (Verbascum x-angulosum), mais effectivement, pour l’autre hybride, il ne semble pas exister de nom scientifique. Nous pourrions éventuellement nommer cet hybride d’après le lieu de sa découverte. Qu’en pensez-vous ? Et dans le futur, si vous avez le temps, vous pourriez décrire cet hybride qui semble nouveau pour la science.

      J’ai ajouté votre nom à la liste des contributeurs.
      Encore merci pour vos commentaires.

  3. Bonjours, j’ai vu que dans la liste qu’on parle de Asplénie cunéiforme de Woronow (Asplenium cuneifolium subsp. woronowii), mais sur World Ferns and Plants of the World Online ils parlent de Asplenium adiantum-nigrum subsp. woronowii, ne vaut-il pas mieux parler de Asplénie noir de Woronow?

    1. Merci pour cette précieuse remarque. Si l’attribution de cette sous-espèce à une espèce n’est pas certaine, le mieux serait de donner un binôme à ce taxon. Nous allons donc étudier ce cas de façon plus approfondie, notamment au regard des études de phylogénie disponibles. Etant en déplacement, j’étudierai cela d’ici quelques jours. Merci encore pour cette remarque !

    2. Bonjour,

      après lecture de deux articles :
      https://www.researchgate.net/publication/266375705_Asplenium_adiantum-nigrum_L_ssp_yuanum_Ching_Viane_Rasbach_Reichstein_Schneller_stat_nov_and_the_status_of_A_woronowii_Christ_Aspleniaceae_Pteridophyta
      et
      https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/cla.12384

      Et au regard des différences morphologiques entre A. cuneifolium et A. (cuneifolium subsp.) (ou adiantum-nigrum subsp.) woronowii, je propose de traiter ce dernier taxon comme Asplénie de Woronow en nomenclature française.

      Je ne comprends pas le choix de World Ferns (repris par POWO), de traiter A. woronowii comme une sous-espèce de A. adiantum nigrum, après ce que j’ai pu lire dans les deux articles cités ici. En principe, A. adiantum-nigrum se défini comme une espèce à 2n=144, hybridogène entre A. cuneifolium sensu stricto et A. onopteris. Or, A. woronowii n’est pas hybridogène, d’après sa phylogénie et son nombre chromosomique (2n=72).

      En tout cas, merci pour votre contribution. Puis-je ajouter votre nom à la liste des contributeurs?

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