Les 5 espèces les plus observées de l’Observatoire des Messicoles

Bientôt dix années d'observations des messicoles ! Focus sur les espèces les plus signalées du programme.

Lancé au printemps 2016, l’Observatoire des Messicoles fête ses 10 ans cette année !  Plusieurs changements sont à venir pour cet anniversaire, dont une mise à jour de la liste des espèces à observer en lien avec le plan national d’actions en vigueur.

Retour sur les espèces les plus transmises par les observatrices et observateurs du programme au cours des années passées.

1. Le grand coquelicot, Papaver rhoeas L.

L’espèce la plus observée est le grand coquelicot, Papaver rhoeas L. avec 353 observations transmises depuis le début du programme !

C’est une plante annuelle aux fleurs rouges chiffonnées de quatre pétales et hérissée de poils raides. Elle mesure entre 20 et 60 cm de haut. Les feuilles sont lyrées, pennatipartites : découpées en segments de formes variables, de linéaires à lancéolés, souvent dentés. Les feuilles de la tige sont sessiles (pas de pétiole visible). Les fleurs sont protégées par deux sépales caduques. Le fruit est une capsule glabre et à peine plus longue que large.

Ne pas confondre avec P.dubium dont la capsule est également glabre mais beaucoup plus longue que large, P. hybridum dont la capsule est épineuse et P. argemone dont la capsule est recouverte de poils raides.

Sa période de floraison est d’avril à août.

Nouveauté :  le coquelicot n’est plus dans les espèces visées par le plan national d’actions actuellement en vigueur.

2. La renoncule des champs, Ranunculus arvensis L.

La deuxième place du podium est occupée par la renoncule des champs, Ranunculus arvensis L. avec 142 observations transmises.

Les renoncules regroupent un très grand nombre d’espèces dont une espèce messicole : Ranunculus arvensis L. en régression. Elles mesurent moins de 50 cm de haut, leurs feuilles sont à nervation palmée, longuement pétiolées pour celles de la base, et très souvent sessiles (pétiole absent) pour celles insérées dans la partie supérieure des tiges. Le limbe est découpé en plusieurs lobes de différentes largeurs : il est composé de 3 folioles à segments cunéiformes à linéaires (parfois à leur tour dentés ou lobés) chez R. arvensis L.
Les fleurs portent des pétales jaunes, luisants. Les fruits sont des polyakènes, discoïdes (en forme de disque) surmontés d’un bec plus ou moins développé. Ceux de R. arvensis L. sont en nombre réduit (5 carpelles par fruit), et portent sur leurs faces des épines caractéristiques lui valant le surnom de “chaussetrappe des champs”.

Sa période de floraison est d’avril à octobre.

3. Le buplèvre à feuilles rondes, Bupleurum rotundifolium L.

La troisième place est remportée par le buplèvre à feuilles rondes, Bupleurum rotundifolium L. avec 129 observations.

Cette espèce a été classée comme étant quasi menacée dans la liste rouge nationale des espèces menacées en hexagone   – UICN France, FCBN, AFB & MNHN (2018). La Liste rouge des espèces menacées en France – Chapitre Flore vasculaire de France métropolitaine. Paris, France. Tableau synthétique (.xls, 1.2 Mo).

Les buplèvres ont des feuilles simples, à marge entière, sans épines, souvent allongées, voir graminiformes. La majorité des espèces présentent en France sont herbacées (les buplèvres messicoles le sont).
Les fleurs sont jaunes, petites, à pétales enroulés, regroupées en ombelles. Parmi les buplèvres messicoles se trouve B. rotundifolium. C’est une plante annuelle qui mesure moins de 80 cm de haut. Elle a des feuilles perfoliées et n’a pas d’involucre. Ses bractéoles, larges et voyantes, entourent une ombelle condensée pouvant faire croire à une fleur unique.

Sa période de floraison est de juin à septembre.

4. Le miroir-de-Vénus, Legousia speculum-veneris (L.) Chaix

La quatrième espèce la plus observée est le miroir-de-Vénus, Legousia speculum-veneris (L.) Chaix avec 124 observations.

C’est une espèce protégée dans la région Limousin (Arrêté interministériel du 1er septembre 1989 relatif à la liste des espèces végétales protégées en région Limousin complétant la liste nationale).

Cette petite plante annuelle mesure entre 10 et 40 cm de haut. Elle peut être plus ou moins velue. Les feuilles sont sessiles ( : sans pétiole apparent) de forme oblongue avec une marge faiblement ondulée, crénelée. Elles peuvent paraître un peu rudes.
Les fleurs sont réunies en cymes ( : une inflorescence simple qui se termine par une fleur, arrêtant ainsi la croissance de l’axe dès son bourgeonnement) lâches. La corolle est formée de 5 pétales violets, soudés entre eux à la base. Le fruit est une capsule allongée (10-15 mm) se développant en dessous de la fleur. Les graines sont brunes, orangées, luisantes et sont produites en très grand nombre.

Sa période de floraison est de mai à juillet.

5. Le bifora rayonnant, Bifora radians M.Bieb.

Sur la dernière place du top 5,  c’est le bifora rayonnant, ou bifora rayonnante, Bifora radians M.Bieb. avec seulement une observation en moins que la quatrième place puisqu’elle cumule 123 observations transmises.

Les Bifora sont des plantes annuelles de moins de 50 cm à feuilles divisées en segments linéaires. Les fleurs sont regroupées en ombelles de deux à huit rayons, sans involucre (ou involucre peu développé).
Les fleurs sont blanches. Pour Bifora radians M.Bieb, les pétales de l’extérieur de l’ombelle sont nettement plus grands que les autres. Les fruits se composent de deux parties globuleuses soudées entre elles que l’on nomme didyme.

Sa période de floraison est d’avril à juillet.

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