Genres de la flore de France métropolitaine : nomenclature française

De nouvelles versions des clés !

De nouvelles versions des clés !
Un grand merci pour vos remarques, elles sont précieuse pour aboutir à un consensus !

Suite aux nombreuses remarques du réseau sur les clés des Amaryllidacées, Aracées et Cypéracées, voici une nouvelle version de ces familles, qui vous sont proposées ici pour un nouvel avis.

Ces clés réalisées par David Mercier en collaboration avec de nombreux membres du réseau Tela Botanica, se placent dans la démarche d’une nomenclature française normalisée selon les principes émis par le Guide de nomenclature des noms normalisés en français pour les plantes Trachéophytes de France métropolitaine (Mathieu et al. 2015).

Les changements concernent :
– l’abandon des créations de noms de genres composés, tel que Petite-Nivéole, Grand-Scirpe, Fausse-Serpentaire, et l’acceptation de genres français plus vastes que les genres scientifiques. Cela est fait dans un soucis de stabilité dans le temps, et de simplification des noms.
– dans le cas de noms français ambigus, la mise en place de noms français d’équivalence aux noms de genres scientifiques, sous la forme de « genre botanique de la Nivéole rose » (pour le genre Acis), « genre botanique de la Nivéole de printemps » (pour le genre Leucojum).
– la division du genre scientifique Carex en 3 genres français : Cobrésie, Carex et Laîche, en accord avec l’article 2.1.2.3. du Guide de nomenclature des noms normalisés en français pour les plantes Trachéophytes de France métropolitaine (Mathieu et al. 2015).

Je vous soumets ces trois clés ci-dessous pour relecture jusqu’au 5 mars :

> Amaryllidacées
> Aracées
> Cypéracées

Bibliographie :
– Mathieu D. et al., 2015. – Guide de nomenclature des noms normalisés en français pour les plantes Trachéophytes de France métropolitaine. Code NFN Version 2.4 – novembre 2014. – J. Bot. Soc. Bot. France 70, 1-5 : 57-61.

David Mercier

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1 commentaire

  1. Voici quelques remarques sur la clé des genres de Cypéracées proposée par David Mercier dans son actu du 21 janvier 2016. Ce texte est repris de celui que j’ai mis en ligne sur le forum du projet « Les noms normalisés français » à la même date.

    L’expression « genre botanique de… » me semble extrêmement contestable. Si j’ai bien compris l’intention, elle a pour objectif de désigner un (petit) genre retenu par l’ouvrage scientifique de référence choisi (Flora Gallica), mais abandonné pour différentes raisons dans la liste des NFN au profit d’un ensemble plus compréhensif. Ce genre et le nom qu’il porte ne sont pas plus « botaniques » que d’autres, mais se rapportent à une conception taxinomique particulière, qu’il est possible d’accepter ou de refuser, et qui reflète un état actuel de la question susceptible d’évoluer. L’information apportée ne me paraît pas indispensable dans le contexte (il suffit de se reporter à l’ouvrage de référence), et je crains que cette évocation de genres non retenus dans les NFN ne provoque une certaine confusion chez les utilisateurs de la clé. Mais pour moi l’essentiel est que cela n’ait pas d’incidence sur le choix des noms français de genre et l’élaboration consécutive de la liste des NFN d’espèces. Il ne faut pas perdre de vue que la véritable urgence est dans l’élaboration de cette liste, qui prendra un temps considérable.

    Par ailleurs, j’apprécie l’abandon de la plupart des noms composés, que je craignais de voir rejetés par la communauté des utilisateurs.

    En revanche, j’ai suffisamment marqué ma préférence pour les versions « lumper » pour regretter que la version des Cypéracées proposée pour la lettre soit encore assez « splittée ».
    C’est notamment le cas de la proposition des noms « Laîche » et « Carex » pour désigner en Français des sous-genres des {Carex} de Flora Gallica. La justification par une référence au paragraphe 2.1.2.3. du Guide me semble résulter d’une lecture erronée de ce texte: « {{plusieurs noms français pertinents pour un même genre seront retenus lorsqu’ils distinguent des caractères morphologiques et/ou sensoriels évidents}} (Ex. {Viola} = traduit en Violette ou Pensée selon l’orientation des pétales) » : dans l’exemple du genre {Viola}, les noms de « Violette » et de « Pensée » sont pertinents dans la mesure où chacun d’eux est couramment utilisé pour désigner sans ambiguïté une partie des espèces de {Viola}. Alors que les mots de « Laîche » et de « Carex » (d’usage par ailleurs bien moins courant que « Violette » et « Pensée »), sont des synonymes qui désignent l’un et l’autre l’ensemble des espèces de {Carex} et auxquels on attribue donc ici une signification nouvelle. Ce paragraphe 2.1.2.3. précise un cas où on est amené à faire exception au principe général de l’Article 2.1. (« Adopter, si possible, un seul nom générique français par genre ou groupe d’espèces morphologiquement homogène de niveau semblable ») pour privilégier les usages bien établis en Français courant, gages de stabilité. En effet, dans le cas de l’exemple qui l’illustre, l’alternative était de désigner toutes les espèces du genre Viola soit par « Violette », soit par « Pensée ». Dans le même esprit, un exemple comparable est donné au paragraphe 2.1.3.2.2., où l’on propose de conserver les noms très utilisés de « Mouron » (anciennement {Anagallis}) et de « Lysimaque » pour les différentes espèces du genre {Lysimachia} de Flora Gallica, selon la couleur des fleurs.
    Tout ce préambule pour dire que personnellement, je préfère ne conserver dans ce groupe de Cypéracées que Carex (ou Laîche, peut me chaut) = {Carex} de Flora Gallica, y compris les ex-{Kobresia} : dans ce dernier cas, l’appel au 2.3.2.2. (évoqué ci-dessus) pour introduire la Cobrésie me semble totalement injustifié, le nom de « Cobrésie » ne me semblant pas d’usage courant dans la langue française (à la différence de Mouron) et désignant par ailleurs une seule espèce de la flore française, dont la distinction ne peut se faire que sous la loupe binoculaire. Enfin, ma remarque précédente sur l’expression « genre botanique » s’applique évidemment à l’usage qui en est fait au sein des Scirpes, qui heureusement regroupent plusieurs genres de Flora Gallica.

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