Le pissenlit en folie #BotaChezMoi

Un plaisir pour les papilles au service de votre corps, le pissenlit est une plante herbacée appartenant à la famille des Asteracées. Saviez-vous qu'en plus de l'observer, il est possible de cuisiner ses fleurs ?
Pissenlit
Pluie de Pissenlit par Sauvages de ma rue 2012 CC BY SA Tela Botanica

Reconnaître

« – J’ai vu une fleur hier dans ma rue, elle était jaune.
– Ah, bah, c’est sûrement un pissenlit. » Florent Beck

Malheureusement, ce n’est pas si simple car beaucoup de plantes se ressemblent, surtout chez la famille des Astéracées. Le pissenlit, dont le nom latin est Taraxacum, possède des fleurs ligulées jaunes réunies en capitules portées par des hampes florales. Toutes ses feuilles sont rassemblées en rosette basale.

« Leurs rosettes guettent, du fond des fissures dans le bitume, au creux des trottoirs et le long des chemins de campagne, la moindre opportunité d’ouvrir tout grand un capitule ». Florent Beck

Chacune de ces fleurs jaunes apporte un tout petit rayon de soleil chassant cette mauvaise période que nous traversons.

Pour vous aider dans votre cueillette et mieux reconnaître le pissenlit, voici une fiche pratique réalisée par Florent Beck avec des illustrations du réseau de Tela Botanica. Une fiche en Creative Commons à faire connaître, améliorer et diffuser !

Capture test pissenlit

Cueillir avec respect et sécurité

  • Cueillez uniquement les plantes que nous sommes sûrs de connaître.
  • Prevoyez un couteau pour couper proprement sans abîmer la plante, des gants épais pour éviter le contact avec les plantes urticantes ou toxiques et un panier ouvert ou un sac en tissu pour laisser notre récolte respirer.
  • Ne ramassez pas de plantes à proximité des lieux potentiellement pollués : bords de routes ou d’usines, zones traitées par des pesticides, etc.
  • Avant de cueillir une plante, assure-vous toujours de plusieurs critères de détermination. Comparez-la chaque fois à ses cousins ressemblants.
  • Cueillez uniquement la quantité de plante dont nous avons besoin sur le moment ou pour l’année. En effet, les principes actifs d’une plante s’épuisent généralement après un an : inutile donc d’en faire de trop grands stocks.
  • Laissez une partie des plantes sur place afin de favoriser à nouveau leur développement.
  • Veillez à ne pas abîmer les racines et bulbes quand vous cueillons  uniquement la partie aérienne de la plante.
  • Point le plus important du moment : Ne sortez pas de chez vous, cueillez seulement les pissenlits présents dans votre jardin.

Tutoriel cramaillotte franc-comtoise

Voici une petite vidéo explicative pour réaliser une confiture de pissenlit avec divers agrumes en fonction de vos goûts ! Vous pouvez également utiliser des pommes à la place des agrumes.

N’hésitez pas à nous envoyer vos réalisations de recettes avec le #BotaChezMoi sur Facebook, Twitter ou Instagram.

Ou à proposer vos recettes végétales dans une actualité sur Tela Botanica.

Réalisation d’une gelée à base de pissenlit appelée « cramaillotte », d’origine Franc-Comtoise.

Pour aller plus loin

cusinez les plantes sauvages
La Cuisine des Plantes sauvages Vaillant Pierre et Richard Anne Réf. : VUP008 Année d'édition : 2014 Edition : Brochée Format : 20 x 20 cm Isbn : 978-2-37109-007-1 Nombre de pages : 336

« La nature nous offre des merveilles, des plantes poussées librement, et qui peuvent être utilisées en cuisine, pour leur saveur agréable ou pour leurs vertus thérapeutiques, en tisanes, infusions, décoctions, en onguents, en crème, en macérats… Certaines sont intéressantes par la totalité de la plante, d’autres par leurs feuilles, leurs bourgeons, leurs fleurs, leurs fruits, leurs écorces… » Anne Richard et Pierre Vaillant 

Cuisiner les plantes sauvages est un ouvrage de 90 plantes sauvages comestibles et déclinées à travers 140 recettes photographiées. Parmi ces végétaux communs poussant en plaine, en montagne ou sur le littoral, vous retrouverez toutes les indications de cueillette, de préparation culinaire et d’utilisations médicinales.

Les auteurs :

  • Anne Richard est ingénieure en agriculture. Elle anime aujourd’hui des stages de découverte botanique en Charente- Maritime (Fouras) au sein de son association « A fleur de marée, balades nature ». Originaire de la Manche, elle a fait partie de l’association « Bretagne vivante ».
  • Pierre Vaillant a découvert la cuisine des plantes oubliées chez Michel Bras à Laguiole (restaurateur étoilé Michelin en Aveyron). Il est actuellement professeur de cuisine au lycée hôtelier de La Rochelle.
  • Dessine moi un pissenlit !

    Nous avons l'habitude de croiser des pissenlits, que cela soit dans nos jardins, parcs ou même sur les trottoirs. Et si nous prenions le temps de nous pencher un peu …
  • La vie sexy du Pissenlit

    VIDÉO / Pour se reproduire, le pissenlit a plus d'une fleur dans son bouquet jaune. En cas de météo capricieuse, il peut même compter sur des mutants pour se jouer …
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    De nouveaux épisodes de Chroniques Végétales ont été mis en ligne sur Arte ! Découvrez aujourd'hui le pissenlit dans un épisode de cette série de mini-documentaires réalisée en partenariat avec …

7 commentaires

  1. Vous ne me croirez pas si je vous disais qu’en Russie, dans la région de Pskov, au sud-ouest de Saint Pétersbourg, près de la frontière avec la Lettonie, les gens cueillent les fleurs de pissenlit qui sont très abondants dans les prairies, ils les distillent pour faire de l’eau de vie.

  2. Vous dites dans votre chapitre « cueillir avec respect et sécurité », en tout premier conseil ou toute première indication: Cueillez uniquement les plantes que nous sommes sûrs de connaître.
    Qui connait un tant soit peu les pissenlits? Qui est capable aujourd’hui en France de les nommer, d’en reconnaitre les différentes espèces etc…
    Alors avant d’annoncer des choses aussi ineptes sur la cueillette, merci de respecter les Taraxacum en les laissant aussi un peu tranquille.
    Lionel

    1. Je suis d’accord avec vous, Monsieur Belhacène, et suis contre publicité, encouragement et sortie concernant la consommation de plantes sauvages qui devient un vrai engouement après d’une population de plus en plus nombreuse peu respectueuse de ce qui les entoure et qui cueille et arrache sans précaution jusqu’à « plus soif ». On voit maintenant des sites entièrement pillés et des espèces qui disparaissent par cette pratique. En ajoutant les aléas climatiques et autres pratiques pratiques humaines (bétonisation, etc.) je suis très inquiète pour le devenir de la diversité de la flore de notre pays..

  3. Dans la cuisine lyonnaise traditionnelle, la salade de  » dent de lion » est un incontournable ! Il faut les ramasser au début du printemps en prenant bien soin de récupérer la partie blanchie, on l’assaisonne avec la graisse de petits lardons grillés et des œufs durs coupées en quatre… (en fait aujourd’hui ces pissenlits sont cultivés, et butés pour augmenter la partie blanchie !)

  4. Le minimum à savoir pour faire de la cramaillotte est qu’il faut cueillir des pissenlits à capitules dont le parfum est agréable ; s’ils ne sentent pas bon, la gelée ne sera pas bonne. En général, quelques critères simples permettent de les repérer à environ 1 m (ex. la section Ruderalia est bien).

  5. Nous (i.e. mon épouse) faisons de la gelée de taraxacum de notre jardin. Parfois la recette s’agrémente d’un peu de safran (du jardin), qui rehausse infiniment les arômes de coumarine de notre plante fétiche. Nos ruches profitent à plein des floraisons de celle-ci, et jamais au détriment des fruitiers (pas de préférence de butinage pour nos marmounes). Cette année, le dens-leonis a fleuri TOUT l’hiver (Charente-Limousine), offrant donc ressources à l’entomofaune. J’ai dégusté il y a longtemps un apéritif à base de pissenlit nommé «Cocher d’Or ». Depuis, je l’ai laissé dormir. Remerciement à Tela Botanica, c’est toujours un plaisir hebdomadaire de vous lire.

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